Quel appareil photo / vidéo choisir pour un voyage (à vélo ou non / édition 2017) ?

Je viens de refaire un peu le tour du matériel photo disponible pour partir en voyage, je les partage avec vous ici. Voilà donc le fruit de mes recherches, avec comme orientation très claire celle d’avoir le matériel susceptible de fournir les photos de la meilleure qualité (technique) possible et non pas un simple appareil pour faire des tirages papier 10x15cm ou poster sur Facebook. Cet article est donc pointu, technique, long, mais j’avais envie d’aller plus loin que les articles qu’on trouve habituellement qui concluent après 10 lignes qu’un compact récent c’est quasiment la même chose qu’un réflex mais en beaucoup moins lourd ou qu’un hybride micro 4/3 c’est pas beaucoup plus encombrant qu’un compact.
Comme sur mon billet initial « pré-tour-d’Europe » (réflexions avant le départ), la première grande question à se poser c’est la place qu’on souhaite donner à la photo et à la vidéo dans son voyage (réflexions après le retour), ainsi que la répartition entre les deux. Si vous souhaitez ramener des photos souvenirs vous n’avez pas les mêmes besoins que si vous avez envie de photographier avec passion ou que si vous voulez monter un film documentaire au retour. Mon analyse ci-dessous prend en compte des besoins équivalents en photo ET vidéo. Certains choix seront plus évidents si vous n’êtes intéressés que par la photo !

La chance que nous avons, c’est qu’en 2017 il y a une masse importante de produits pour répondre à ces différents besoins. Certes les appareils « parfaits » n’existent pas, mais la majorité sont quant même excellents sous de nombreux angles.

Pilule rouge ou pilule bleue ?

Les compacts

Pour ceux qui veulent simplement ramener des photos et faire des vidéos correctes sans être à la recherche de la qualité optimale, de la netteté parfaite dans les coins, du son nickel et qui cherchent un appareil simple, petit et polyvalent, je conseille un compact expert. Il sera également apprécié des randonneurs à pied pour lesquels le poids est extrêmement critique :

Le Canon G7 X mark II

Compact à grand capteur (1 pouce), zoom à grande ouverture (f/1.8-2.8) pour des photos en intérieur sans flash ou par faible luminosité, zoom correct (équivalent 24-100mm). Déjà une excellente base. Quand on rajoute la très bonne qualité en vidéo (full HD 60fps), l’écran tactile, la stabilisation très performante… ça en fait un compact quasi parfait. Quasi car il manque vraiment une chose : un viseur.
On retrouve ce viseur sur le Canon G5 X, un peu plus cher mais avec quelques autres améliorations (écran sur rotule qui pivote dans tous les sens, comme sur les reflex, cool), rechargeable via l’usb et qui du coup frôle la perfection… mais qui n’a plus grand chose d’un compact avec son viseur type prisme de réflex. Sérieusement Canon ? Sony et Panasonic ont réussi à intégrer le viseur dans le corps de l’appareil, pourquoi pas toi ??? Le G5 X hérite aussi de la lenteur du G7X premier du nom. Vivement un G5 X mark II sans l’embonpoint du capot, sans griffe flash (ou alors avec une prise micro car en général la griffe flash sert plus pour mettre un vrai micro pour les vidéos qu’un flash externe !), qui filmerait en 4K (et 1080p 120 fps), avec un viseur intégré et des performances (autofocus, temps entre 2 photos) au goût du jour. Mais en attendant…

L’alternative se trouve chez Sony, avec la série des RX100, on en est à la 5è version (RX 100 mark V) mais les précédents restent au catalogue. Les RX récents sont meilleurs en vidéo (4K, quelques modes avec plein d’images par seconde pour faire des chouettes ralentis). Depuis le RX 100 III il y a un viseur, qui se déplie, pas super pratique ni très grand, mais qui permet la prise de vue en plein soleil sans trop galérer. Il est rechargeable via l’usb, ce qui est un gage de simplicité en voyage (panneau solaire, dynamo, chargeur de smartphone, …) Par contre le zoom se limite à un 24-70, ce qui est à mon avis un peu court pour un appareil destiné aux cyclistes. Sur la route on s’arrête souvent prendre des photos de choses autour de nous sans pour autant pouvoir s’en approcher. Une focale un peu plus longue est appréciable. J’adore les RX 100 mais à mon avis – si on est passionné de photo – ne partir qu’avec ça en rando à pied ou à vélo au long cour est une erreur. Pour un voyage plus du type « voyage organisé » c’est moins gênant.

100mm c’est un peu court comme zoom !

Alors quand on veut dépasser ces fameux 100 mm, il faut abandonner les compacts. Certes vous avez des appareils du type Sony HX90 avec des zooms de fous (720mm) mais franchement la qualité globale des images ne me semble pas adaptée à la photo de voyage qu’on fait une fois dans sa vie. Pourquoi pas en « second appareil », mais ne compter que sur un appareil de ce type (tout petit capteur, images bruitées même à 100 iso, objectif très peu ouvert…) me semble une mauvaise idée.

En compact à zoom plus long mais toujours capteur 1 pouce, il y a le Panasonic TZ100. Par contre on perd beaucoup au niveau ouverture (f/5.9 à bout de zoom), mais avoir un 25-250mm dans la poche, avec un viseur (mais écran non orientable) est quand même une idée sympa ! Après comme tout zoom de ce type de range (10x) et de cette compacité, il ne faut pas s’attendre à une qualité optique phénoménale…

Du coup il faut passer sur des appareils plus gros. Et là, aussi bien du point de vue prix qu’encombrement, ça s’envole un peu (enfin un Sony RX 100 V n’est pas spécialement bon marché non plus !!!).

Plusieurs orientations sont possibles : soit essayer de trouver le tout en un, soit compter sur le fait de pouvoir emmener plusieurs objectifs.
Du côté du tout en un, là encore 2 sous catégories : le tout en un que je qualifierai de « définitif » lorsqu’on achète un appareil photo de type bridge, à objectif fixe, ou alors « qui peut évoluer » si on regarde le marché des appareils à objectifs interchangeables.

Les bridges

Commençons par les bridges. 2 ont retenu mon attention :

Le Panasonic FZ1000, pour son capteur 1 pouce et son zoom 25-400 plutôt assez ouvert (2.8-4.0). Le reste est assez traditionnel, mais ça fait un appareil franchement très équilibré, pas trop encombrant ni lourd (800 grammes), qui fait de bonnes vidéos… et à un tarif très raisonnable. Franchement l’un des meilleurs compromis qu’on puisse faire si on reste sur une approche « photo souvenir », qu’on n’est pas photographe dans l’âme et qu’on n’a pas un budget extensible ou en tout cas pas massif à consacrer à la photo/vidéo.

Le second appareil est le Sony RX 10, décliné en version I (24-200, 1080p), II (24-200,4K) et maintenant III (24-600, 4K). Les prix sont comme souvent chez Sony : très élevés mais on a sur le 1 un 24-200 f/2.8 constant, le genre d’optique qui n’existe même pas en rêve dans le monde des réflex. 200mm sera suffisant pour certains, un peu léger pour d’autres.

La version RX 10 III intègre un 24-600 f/2.4-4.0, encore une belle bête. En vidéo Sony est aussi devant Panasonic, et l’appareil est globalement meilleur que le FZ1000 (rassurant vu le prix) mais l’encombrement commence à être conséquent, et on dépasse le kilo (1100 grammes).

Mais si on veut mieux ?

Le problème principal de tous les appareils évoqués jusqu’à présent c’est la taille du capteur (Une petite comparaison des tailles des capteurs ici) : 1 pouce. C’est le plus grand qu’on puisse trouver sur un compact/bridge dédié au voyage, mais c’est ridiculement petit par rapport au monde des réflex.
L’inconvénient c’est le grain qui apparait sur les images mêmes à faible iso (en plein jour dans les ciels bleus c’est parfois granuleux), et surtout lorsque la lumière se fait plus faible ça n’est pas joli à voir. Avantage : tous les appareils que j’ai évoqué ont des zooms avec des ouvertures très grandes (par exemple f/1.8 ou 2.8 sur le RX100) ce qui compense en partie le problème de la difficulté à monter en iso.
Si ce que je vous raconte c’est du chinois, un excellent moyen de progresser avant même de partir en voyage, c’est d’apprendre à se servir d’un appareil et de comprendre son fonctionnement. Il y a des tas de tutos sur le net, et je propose pour ma part des cours complets sur le sujet. Pour résumer : la bonne exposition d’une image est définie par 3 points vitaux :
1/ la quantité de lumière qui arrive sur le capteur (elle dépend de l’ouverture de objectif devant : f/1.8 c’est une grande ouverture, f/6.3 c’est petit, ça progresse par racine carré et à chaque fois il y a 2 fois moins de lumière. Ex : f/1.0 -> 1.4 -> 2.0 -> 2.8 -> 4.0 -> 5.6…),
2/ la sensibilité du capteur (sa capacité à générer une image dépourvue de grain)
3/ le temps de pose (qui ne peut pas descendre en dessous d’une certaine limite sous risque de flou de bougé : soit du photographe soit du sujet photographié).
Bref, un objectif avec une petite ouverture (grand nombre, par exemple 5.6 et non pas 1.8), un petit capteur (par exemple 1 pouce qui ne peut pas monter à 6400 iso sans générer un grain immonde), et un sujet qui bouge font qu’en faible luminosité on aboutira à une image moche : granuleuse et floue en raison d’un temps de pose trop long. Les fabricants trichent en lissant les photos à la truelle pour masquer le grain, mais ça ne rend pas la photo meilleure.
A l’opposé, un objectif qui ouvre à f/1.8, un capteur immense qui permet de monter à 12800 iso avec un grain acceptable, permettra un temps de pose beaucoup plus rapide, d’où une image nette et agréable à regarder. C’est la différence entre la poubelle d’un côté et une belle photo souvenir de l’autre.

Il y a également tous ceux qui sont plus exigeants sur la qualité globale de l’image, je parlais du grain dans les ciels des photos issues d’appareils à petit capteur, mais il y a aussi tous les problèmes de coins « mous » issues des photos réalisées avec ces zooms extrêmes du type 24-100 1.8-2.8. Je possède le G7X (version 1 mais c’est le même objectif dans la version II désormais disponible), à 24mm les photos de paysages ne me font pas rêver. Les feuillages dans les coins sont flous, l’herbe au premier plan pas terrible non plus, et les jpeg générés par l’appareil transforment tous les détails en bouillie immonde. Alors oui je suis exigeant, je regarde mes photos sur des grands écrans, je recadre souvent (quand on ne peut pas dépasser 100mm on set souvent obligé) et à côté du compact j’ai des tonnes de photos réalisées avec un réflex plein format et des objectifs de très grande qualité. La différence saute aux yeux, il y a un monde entre les deux… Mais en voyage on ne peut pas partir avec 10 kilos de matériel photo, et son utilisation ne serait pas forcément très agréable : Faire des vidéos avec un réflex grand format sans autofocus, une focale fixe non stabilisée… ça n’est pas franchement très pratique. Donc comme je l’évoquais en introduction, tout est question de positionnement du curseur : que désire t’on ? Quels compromis est-on prêt à faire ou non en terme de prix, d’encombrement, de poids, de facilité d’usage ?

Partie haute d’une photo au G7X, c’est très mou et le lissage du jpeg est immonde (cliquer pour agrandir)

Si vos exigences dépassent celles des appareils évoqués auparavant, la suite est pour vous.

Si on poursuit progressivement en allant doucement vers le plus qualitatif, on se retrouve avec des appareils à objectifs interchangeables et capteurs plus grand. Les 2 formats les plus communs sont le micro 4/3 (chez Panasonic et Olympus principalement) ou APS-C (chez Sony, Fuji et bien entendu Canon et Nikon).

L’intérêt de ces 2 formats sont un compromis entre la qualité de l’image et l’encombrement. Autant vous le dire clairement, ni Canon ni Nikon n’ont embrassé pleinement cette approche. Je pense que le passif était trop important, ils ont cherché (et réussi) à faire des réflex pas trop encombrants mais n’ont pas réussi à repartir de zéro et de simplement intégrer un grand capteur dans un appareil (et des objectifs) les plus petits possibles quitte à dégager le viseur optique (et à le remplacer par un bon viseur électronique). Canon revient doucement dans la course avec son M5 mais franchement c’est un appareil un peu en retard à côté de la concurrence qui a désormais bien plus d’expérience et surtout le parc d’objectifs dédiés (compacts) de qualité est proche du néant.

En micro 4/3 et APS-C

Mes préférés du moment sont donc :

En capteur micro 4/3 : le Panasonic G80 (connu aussi sous le nom G81 et G85 selon le pays auquel il est destiné). Appareil quasi parfait. Ca ressemble au GH2 que j’utilisais mais en mis à jour : meilleur capteur, stabilisation excellente en photo et en vidéo, rechargeable en USB, tarif raisonnable. La grande question étant quel(s) objectif(s) mettre dessus ? Avec l’expérience que j’ai eu sur le GH2 pendant notre tour d’Europe, il faut avouer que le 14-140 (équivalent 28-280mm, en micro 4/3 il faut multiplier par 2 pour avoir l’équivalent plein format qui sert à comparer les objectifs entre-eux) était quand même un super objectif en terme de polyvalence, et super pratique pour la vidéo. Depuis 2010 il a même été amélioré (meilleur rendu dans les coins des images, plus léger, plus ouvert). Donc le combo G80+14-140 est LE choix le plus rationnel de tout cet article à mon avis. S’il vous reste un peu d’argent, regardez du côté d’un petit objectif fixe pour avoir au moins un objectif avec une belle ouverture pour faire des photos en faible luminosité, des portraits avec une faible profondeur de champ… Comme le G80 a une stabilisation du capteur (intégrée au boitier), on peut utiliser des objectifs non stabilisés, des micro 4/3 d’autres marques aussi (Olympus par exemple) et conserver une stabilisation, point crucial en vidéo (Pas de stabilisation + prise de vue à main levée = vidéo in-regardable).
L’autre avantage de ce boitier c’est que vous avez un parc d’objectifs importants : Vous pouvez choisir un 12-35 f/2.8 constant (équivalent 24-70) ou le 12-60 f/2.8-4.0  ou mon préféré : l’Olympus 12-40 f/2.8 + un petit téléobjectif pas trop cher comme le 100-300 f/4.0-5.6 (ou le 35-100 2.8 constant aussi, pas donné mais excellent). Une alternative à tout ça : l’Olympus 12-100 f/4.0 constant. Cher, un peu gros mais très pratique et de très bonne qualité. S’il ne devait y en avoir qu’un ça serait probablement celui que vous devriez choisir !
En très grand angle, le Leica 8-18 f/2.8-4.0 qui vient de sortir est juste parfait mais indisponible à l’heure de la rédaction de cet article. Il faut se rabattre sur le Panasonic 7-14  f/4.0 (un peu moins bon et plus court) ou le gros et lourd Olympus 7-14 f/2.8 (534 grammes, le poids d’un 16-35 f/4.0 fullframe Sony).
Si vous cherchez du très long, le Leica 100-400 f/4.0-6.3 est hallucinant. Un équivalent 800 mm dans un fut de 17cm et de moins de 1 kg c’est juste sans aucun équivalent sur le marché. Pour comparaison un 800 mm Canon c’est 46cm de long et 4,5 kg… et accessoirement autour de 13 000 euros !!!
Il y a moultes focales fixes intéressantes également. Ca dépend de vos goûts. Et comme tout le parc d’objectifs est pensé uniquement pour le micro 4/3, la taille des cailloux est vraiment riquiqui et le poids ultra light.
Si vous avez un peu d’argent de côté pour une ou quelques focales fixes à grande ouverture, voilà une petite sélection en complément d’un zoom ouvrant peu (le 14-140 sus cité par exemple) :
– grand angle : Olympus 12mm f/2.0
– en relativement grand angle : le 15mm f/1.7 Leica (équivalent 30mm) ou l’Olympus 17mm f/1.8 (équivalent 35mm). Évitez le Panasonic 20mm f/1.7 si vous envisagez de faire de la vidéo (autofocus bruyant qui s’entend dans les vidéos) mais sinon d’un point de vue qualité c’est l’un des meilleurs objectifs micro 4/3 (excellent rapport qualité/prix).
– focale intermédiaire : l’Olympus 25mm f/1.8 (équivalent 50mm, ou son pendant chez Panasonic, le 25mm f/1.7)
– un peu plus long pour des photos de détails : Le Panasonic 42.5mm f/1.7 (équivalent 85mm) à défaut du Leica 42.5mm f/1.2 certes meilleur mais au tarif et au poids pas vraiment adapté ni nécessaire au voyage.
– Enfin l’Olympus 75mm f1/.8 est phénoménal et peut probablement remplacer n’importe quel petit télé-zoom en beaucoup mieux !

J’aurai aimé vous conseiller un boitier Olympus, notamment le OM-D E-M5 mark II (encore un nom facile), notamment si vous vous orientez majoritairement vers des optiques Olympus car certaines fonctions de corrections automatiques des limites des objectifs (compensation du vignettage, retouche des aberrations chromatiques,…) ou les meilleures associations de stabilisation capteur+objectif ne sont pris en charge que si le couple boitier-objectif est de même marque. Malheureusement à tarif quasi identique l’Olympus est un « vieux » boitier (2 ans déjà) et face au G80/G85 il est un peu à la traine, notamment sur la partie vidéo. si un E-M5 mark III est sorti lorsque vous lisez cet article ou si la vidéo ne vous intéresse pas spécialement, c’est probablement une excellente alternative au Panasonic. En attendant ces fonctions avancées sur les objectifs sont surtout pertinentes sur les zooms qui sont les cailloux ayant le plus besoin de ces corrections. Pour les focales fixes ça n’est pas bien grave. Un 45mm Olympus sur un boitier Panasonic ne posera aucun problème.

Photo au GH2 + 14-140 à 140mm f/8.0 160 ISO. Jpeg légèrement retraité dans Lightroom niveau couleurs. Exemple type de photo nickel en petit format… et qui fait peur quand on la regarde en zoom 1:1 (photo cliquable, rien n’est vraiment net, regardez le flou dans les coins, la bouille de pixels de l’herbe…)

Bon par contre ça reste du micro 4/3, c’est encore un peu éloigné en terme de qualité d’un capteur APS-C qui est encore un saut en avant en terme de définition d’image, de sensibilité en faible lumière… regardons ce qui se fait de ce côté là…

J’ai 2 amours, le premier chez Sony avec son A6500. Attention, prévoir les billets et les batteries de rechange. C’est un boitier bizarre, d’un côté c’est la 3è itération d’un bon produit (A6000 puis A6300 puis A6500) et en même temps c’est toujours un boitier qui n’aurait jamais dû sortir tant il donne l’impression d’être en version bêta. Par contre la qualité de l’image est phénoménale, l’autofocus impressionnant aussi bien en photo qu’en vidéo, la stabilisation de capteur est parfaite… Disons que c’est le meilleur qu’on puisse tirer en photo ET en vidéo d’un capteur APS-C sur la première partie de 2017. Mais le prix est stratosphérique, la vidéo en 4K fait chauffer le boitier, la batterie fond comme neige au soleil, l’écran est quasiment illisible au soleil, son tactile fonctionne mal… Beaucoup de points un peu bâclés qui pourraient être pénibles en voyage où on est quasi toujours dehors, parfois avec des gants, et pas vraiment collé à une prise électrique. Mais bon quand même, quel résultat ! Allez on se rassure en se disant qu’il se recharge en USB et qu’il a un excellent viseur pour compenser l’écran moyen. Si le tarif du A6500 vous rebute, le A6300 fait 90% aussi bien pour beaucoup moins cher, ça reste un excellent boitier et la qualité des images sera strictement identique à celles faites au A6300.
Si c’est votre choix, côté objectif vous n’êtes pas sortis de vos peines. Le zoom de base 16-50 est un peu court et pas réputé exceptionnel, le 16-70 f/4.0 Zeiss est à priori cher par rapport à la qualité correcte mais sans plus qu’il apporte, et seul le 18-105 f/4.0 semble taillé pour le voyage. Vous pouvez aussi tenter le 18-200 f/3.5-6.3, un peu disproportionné par rapport au boitier, moyen en tout mais aussi terriblement pratique. La qualité d’image est forcément moins bonne que le 18-105 mais l’allongement de focale appréciable. Et f/6.3 en bout de zoom (et même bien avant) ça ne fait pas rêver quand les conditions lumineuses deviennent plus délicates.
Si vous souhaitez compléter par une petite focale fixe, regardez le 35mmn f/1.8. Si c’est un zoom plus long qui vous intéresse, vous avez le choix entre un truc très moyen (55-210 qui ne fait pas rêver) ou un tromblon hors de prix et au poids démesuré le 70-200 f/4.0 car prévu également pour les capteurs pleins formats. Même chose pour le 70-300 f/4.5-5.6. C’est le problème de Sony : plusieurs montures, plusieurs tailles de capteurs (APS-C ou plein format) qui font un parc pas très homogène, c’est dommage de devoir payer cher un objectif prévu pour le plein format alors qu’il sera au passage plus lourd et qu’il ne nous apporte rien.
Si vous voulez tirer le maximum de qualité de ce boitier sans trop vous ruiner, vous pouvez le faire en utilisant quelques focales fixes :
– le Samyang 12mm f/2.0 (tout manuel) / Le Zeiss Touit 12mm f/2.8 (cher, avec autofocus un peu bruyant)
– le Sigma 19mm f/2.8 (équivalent 29mm)
– le Sigma 30mm f/2.8 (équivalent 45mm) mais le Sony 35mm f/1.8 reste plus pratique
– le Sigma 60mm f/2.8 (équivalent 90mm) ou le Sony 50mm f/1.8 (stabilisé, plus ouvert).

Mon second amour, c’est Le Fuji X-T20. Un boitier dont on entend un peu moins parler mais qui me semble idéal pour les amoureux de la photographie. Capteur APS-C, ergonomie pensée pour la photo (bague de réglage de vitesse, d’ouverture…), qualité des jpeg générés par le boitier, recharge en usb… La vidéo est un peu en retrait mais rien de bien méchant. Le parc d’objectifs est très limité mais ceux proposés sont plutôt de bonne qualité et aux tarifs raisonnables. C’est un boitier qu’on a envie d’utiliser. C’était le gros point noir lors de notre tour d’Europe : pour moi qui suis photographe, le GH2 (rappel on parle d’un appareil de 2010) était un peu un jouet électronique et pas vraiment un appareil photo. Je me souviens avoir pesté contre la seule molette disponible qui avait 2 fonctions avec un clic pour basculer entre les 2, ignoble à l’usage)
Franchement, si vous n’envisagez la vidéo que comme un petit plus et que la photo est vraiment prépondérante dans votre choix, c’est LE boitier à choisir. Si vous pouvez investir dans son grand frère le X-T2 c’est encore mieux (protégé contre les intempéries, molette dédiée pour régler les iso, joystick pour régler les collimateurs autofocus…) mais le X-T20 reprend quasiment tout le reste pour beaucoup moins cher.
Côté objectifs le 18-55 2.8-4.0 disponible dans une des versions « kit » est une excellente base, mais ça sera un peu court pour ne partir qu’avec ça. Ensuite pour compléter on a soit un 50-230 f/4.5-6.7 léger et pas cher mais qui ne fait franchement pas rêver un photographe (ouverture trou de serrure), soit un 50-140 f/2.8 parfait (mais 990g, ce qui est peu pour l’objectif en question mais lourd en voyage) au prix stratosphérique (autour de 1500 euros). Miracle, entre les deux il y a le 55-200 f/3.5-4.8, parfait (plus de 700 euros quand même) ! On pourrait aussi ajouter une focale fixe à grande ouverture , le 35mm f/2.0 par exemple… mais il sera inutilisable en vidéo car non stabilisé, et comme le boitier n’intègre pas de stabilisation de capteur… c’est mort.

A ce stade on a fait le tour de ce que je considère comme matériel un poil compact, disons plus compact que le traditionnel réflex et ses objectifs. Par contre vous l’avez vu, les tarifs sont parfois assez alarmants, surtout comparés à ce qu’on trouve chez Canon.

Lorsqu’on envisage un boitier du type réflex Canon entrée de gamme, on peut avoir un EOS 760D + 18-55 f/3.5-5.6 pour moins de 800 euros. Ca peut laisser de la marge pour des objectifs supplémentaires. On peut aussi l’acheter boitier nu et prendre directement un 18-135, ou pourquoi pas un 17-55 f/2.8 certes lourd mais ultra qualitatif. Le successeur du 760D s’appelle… 77D (cherchez pas, Canon était cohérent jusque là, il fallait que ça change). Le 77D est encore mieux, mais ce qui m’embête c’est l’objectif du kit qui commence à être ridicule en terme d’ouverture (4.5 au grand angle !). Si vous choisissez le 77D prenez plutôt un autre objectif (pourquoi pas le 18-135 f/3.5-5.6 IS STM).
Pour pas beaucoup plus cher on peut monter en gamme et acheter un EOS 70D ou 80D (très proches, actuellement le 80D ne vaut pas le surcoût). Le confort d’utilisation est énorme, la qualité d’image parfaite. Par contre en vidéo il faudra vous contenter de fullHD avec tous ces boîtiers !
Côté objectifs, je regrette vraiment que Canon n’ait pas plus d’objectifs de haute qualité spécifiques aux capteurs APS-C du genre un EF-S 15-70 f/4.0 IS STM ou quelque chose du genre, sans aucun compromis sur la qualité de l’image (netteté, aberrations chromatiques, distorsion…) et de fabrication (poids, taille la plus petite possible, solidité, confort d’utilisation…). Sony et Panasonic ont quelques objectifs comme ça, Canon non ! Un objectif de ce genre sur un boitier du type 80D mais sans le prisme et la visée reflex mais avec un viseur numérique comme sur un Sony A 6500, ça ferait un malheur !
Le 18-135 f/3.5-5.6 IS STM est l’objectif le plus logique même s’il ne fait pas bien rêver quand on voit les résultats : distorsion, aberrations chromatiques, netteté dans les coins…
Le 18-200 f/3.5-5.6 IS est tentant à première vue, mais le résultat est encore pire que le 18-135. Pourquoi choisir un capteur plus grand si c’est pour coller une optique moyenne dessus ? Le résultat est toujours limité par le maillon le plus faible. Sans compter que dans le cas du 18-200 le bruit généré par l’autofocus le rend quasi inutilisable en vidéo.
Le 15-85 f/3.5-5.6 IS USM est dans la même lignée que le 18-135 : on gagne un poil en grand angle ce qu’on perd en longue focale.
Choix cornélien ! En fait en dehors du 17-55 f/2.8 IS USM il n’y a rien que je trouve à la hauteur de la qualité des capteurs Canon… ah si, son équivalent chez Tamron, le 17-50 f/2.8 Di II VC qui est quasiment aussi bon, beaucoup moins cher et juste un peu moins bien construit.
Bon le problème c’est que du coup 50 ou 55 mm maxi, c’est un peu court en voyage ! Il faut donc impérativement le compléter par un zoom du type 70-200 f/4.0 L IS et là on a un duo d’une qualité phénoménale qui rend hommage aux boitiers.
Si vous ne pouvez vous offrir le 70-200 f/4.0, (ou que le poids vous rebute), de toute façon ayez à l’esprit que 80% de vos photos seront réalisées au 17-55, embarquez donc simplement avec un 55-250 f/4.0-5.6 STM, c’est étrangement un objectif plutôt très bon. Le poids et le prix ridicules font que c’est finalement dommage de passer à côté.
Dans tous les cas si vous choisissez un zoom à ouverture moyenne je vous recommande d’ajouter une focale fixe à grande ouverture. Un 50mm f/1.8 c’est de l’ordre de 100 euros. Même en craquant pour s’offrir un petit fixe stabilisé, c’est entre 200 et 500 euros. Rien à voir avec les 800 ou parfois plus de 1000 euros demandés par Sony. Partez avec le 35mm F/2.0 IS et vous avez un super objectif à tout faire (portraits larges, détails d’architecture proche, photos dans un resto…) utilisable à main levée à la tombée de la nuit sans flash et sans souci pour la vidéo. Il y a pléthore d’objectifs, tout est envisageable selon vos envies et types de voyages, pour un budget relativement contenu. Par contre Un EOS 80D plus un 17-55 f/2.8 + un 70-200 f/4.0 ça n’a plus rien à voir en terme de poids avec un Panasonic G80 et un 14-140… sans parler du prix qui revient en faveur du petit Panasonic… pas simple hein… disons qu’il faut toujours avoir à l’esprit que lorsqu’on cherche à monter en qualité tout doit suivre : aucun intérêt de coller un objectif moyen sur un boitier génial. C’est malheureusement ce que les fabricants ont tendance à faire dans leurs kits : tout le monde focalise sur les nouveautés du dernier boitier sorti sans se rendre compte qu’avec un zoom pourri devant, ça ne fournira pas une meilleure image que le même genre d’objectif sur un boitier à capteur plus petit (type micro 4/3). C’est aussi pour ça que je parle assez peu de la qualité (aberrations chromatiques & co) sur les appareils les plus petits : on sait qu’on fait un compromis énorme sur la qualité, à tous les niveaux, et en conséquences on a un appareil léger peu encombrant et discret. Faire du « pixel peeping » (regarder les coins des images en détail à zoom 1:1 et comparer un objectif à 300 euros et un à 3000) n’a pas grand intérêt. Par contre quand on commence à prendre du matériel plus encombrant en se disant « j’accepte de porter ce surpoids car je veux une meilleure qualité » alors il devient pertinent de vérifier qu’on gagne réellement en qualité !

Pour retrouver un poids plus limité tout en conservant un capteur APS-C vous pouvez regarder du côté du Canon M5 dont j’ai déjà rapidement parlé. Le parc d’objectifs étant très limité, on peut l’envisager directement en kit avec le 18-150mm (équivalent 29-240mm) ce qui nous met un peu dans la configuration du G80+14-140 micro 4/3 mais avec un capteur plus grand. Ensuite pas d’objectif fixe stabilisé correct à se mettre sous la dent. Autre approche un combo 15-45mm (mais f/6.3 à bout de zoom, c’est un peu n’importe quoi) et en complément un 55-200mm  avec la même ouverture de f/4.5-6.3. On sent les compromis de partout.
On est en présence de la version APS-C de ce qu’on trouve habituellement en micro 4/3. Donc meilleure qualité d’image dans l’absolu, meilleure montée en iso… mais avec ce choix d’objectifs restreint (par exemple f/6.3 pour tout ce qui dépasse environ 60mm sur le 18-150mm) on ne va pas trop avoir l’occasion d’en profiter.
Monter des objectifs plus gros (EF-S / EF) nécessite une bague d’adaptation (fournie, ça c’est quand même sympa, ça compense l’absence de pare-soleil de l’objectif) mais on perd rapidement une bonne partie de l’intérêt du format réduit de l’appareil.
Côté vidéo on est très en retrait de ce que proposent Sony ou Panasonic : 1080p seulement. Et de manière générale le boitier n’a pas tous les raffinements et innovations qu’on retrouve sur ce que proposent les 2 marques précédentes qui ont maintenant bien plus d’expérience (et de générations d’appareils de ce genre) derrière elles ! Pas de stabilisation de capteur, pas de 4K, absence de certains réglages pointus, …
Malgré tout ça reste un appareil plutôt équilibré, c’est aussi une spécialité de Canon et Nikon par exemple : jamais les premiers à innover mais quand ils sortent quelque chose ça fonctionne plutôt bien (le viseur par exemple est nickel alors qu’ils n’ont pas une grosse expérience dans ce domaine).

Fullframe sinon rien ?

Forcément si on veut la qualité maximale (pour un amateur s’entend), la tentation du fullframe (capteur plein format) est grande. Si vous vous orientez dans cette direction, cela suppose à mon sens 2 points importants :
– le budget risque d’être conséquent si vous voulez voyager avec du matériel adapté à la majorité des situations rencontrées. On parle de boitiers entre 1500 et 5000 euros, d’objectifs qui sont plutôt situés autour de 1000 € que de 100…
– vous acceptez le poids et l’encombrement massif du matériel. Là où vous pouvez partir avec moins de 1 kilo de matériel en micro 4/3, ce kilo sera simplement le poids de votre boitier (5D mkIII = 950 grammes) ou d’un seul objectif en full frame (Sigma 24-105 f/4 = plus de 900 grammes avec le pare-soleil) !

Honnêtement c’est une direction que je déconseille fortement pour tout ce qui est voyage itinérant. Consacrez plutôt vos euros au voyage en lui-même, préservez votre dos, votre vélo, et voyagez aussi l’esprit un peu plus léger : laisserez-vous des objectifs à 1500€ dans une sacoche de vélo devant le supermarché lorsque vous irez faire des course ? Avez-vous vraiment envie de faire l’intégralité de vos déplacements (je parle aussi d’aller à la douche en camping par exemple) avec 5 kilos de matériel photo ?

Ceci étant dit, si votre voyage est un peu plus compatible avec le transport et le stockage de matériel encombrant/cher ou que vous êtes prêts à accepter ces contraintes, le plein format : pourquoi pas.

Faire des recommandations est complexe du coup, parce qu’en gros si on accepte les problématiques de prix et de poids, tout est possible ! Voilà quelques approches possibles en essayant malgré tout les meilleurs compromis :

Canon 6D (un peu vieillissant mais toujours excellent et du coup le boitier plein format le moins cher du marché). Dessus si vous envisagez un objectif unique et que la vidéo est au programme je pencherai pour un 24-105mm f/4.0 L IS II ou la version Sigma.
Si plusieurs objectifs sont au programme, pourquoi pas un 16-35 f/4.0L IS + un 70-200 f/4.0L IS. Éventuellement un petit 50mm f/1.8 STM pour dépanner en faible lumière. Le 16-35 sera l’objectif à tout faire, 35 mm c’est un peu court, mais chausser le 70-200 à 70mm vous apportera de quoi faire des photos de détail et à 200 pour tout ce qui est lointain. Outre l’intérêt en faible lumière le 50mm sera également utile pour faire des photos de détails qui sont trop proches pour être nets au 70-200 (distance mini de mise au point du 70-200 : 1,2m vs 50cm au 50mm fixe).
Le choix de zooms à f/4.0 (mais stabilisés) permet de réduire le poids et l’encombrement par rapport à leurs équivalent à f/2.8. N’oubliez pas qu’en plein format vous pouvez monter à 12800 iso et faire des photos encore totalement acceptables ! La stabilisation reste indispensable si vous voulez faire de la vidéo.
L’alternative au 16-35 + 50mm peut être le Tamron 24-70 f/2.8 : lourd et encombrant mais stabilisé (le Canon 24-70 2.8 ne l’est pas). Grâce à son ouverture plus grande il supprime le besoin du 50mm et la plage de focale peut être plus utile au quotidien pour éviter le changement d’objectif permanent. Par contre vous risquez de trimbaler un 70-200 pour pas grand chose parce que « pas envie d’ouvrir le sac pour le sortir »… alors qu’en étant réellement limités en permanence par les 35mm « trop courts » du 16-35 vous aurez toujours le 70-200 à portée de main.
Le 28-300 f/3.5-5.6 L ne serait-il pas l’objectif idéal ? Non pas du tout. Vous n’aurez aucune envie de sortir un de ces « grands blancs » de quasiment 1,7 kilos pour une moindre photo en intérieur, ou sur un marché, ou… franchement c’est totalement inadapté.
Il y a d’autres zooms de ce genre, un peu plus discrets (Tamron 28-300 par exemple) mais les compromis en terme de qualité sont énormes. Aucun intérêt de choisir un boitier au capteur magnifique si c’est pour lui coller un objectif très moyen dessus. Restez en APS-C ou en micro 4/3 avec un ou des objectifs de meilleure qualité !
Quelques focales fixes top en photo ET en vidéo :
Canon 24mm f/2.8 IS : je le préfère au 28mm qui n’est pas vraiment moins cher.
Canon 35mm f/2.0 IS : bon à tout faire
– Rien à se mettre sous la dent en stabilisé autour de 50mm 🙁
Tamron 85mm f/1.8 VC  : un peu lourd mais la seule focale fixe de ce genre qui soit stabilisée.
Canon 100mm f/2.8 IS macro : pas forcément une mauvaise idée pour faire des gros plans (architecture, fleurs, …) même si en intérieur ça sera peut-être un peu long (une assiette au resto ça me semble un peu compliqué au 100 macro).
Dernier point : le 6D est un boitier magnifique en photo, et il fait des vidéos en 1080p, mais la vidéo improvisée n’est clairement pas son fort : Pas de mise au point continue durant les vidéos (sur un 5D mark II et III aussi au passage), donc ayez à l’esprit que vous devrez gérer la mise au point manuellement si vous partez dans cette direction.
Il y a probablement d’autres combinaisons haut de gamme pertinentes, mais à ce stade je dirais que si vous êtes prêts à prendre un EOS 5D mark IV ou un 1DX mark II, des focales fixes, des zooms f/2.8… vous êtes dans une optique « voyage spécialement dédié à la photo » et sortez un peu du cadre de cet article.

Bon et alors chez les autres marques ? Nikon c’est comme Canon, vous trouverez un peu de tout, mais le Canon 6D est quand même le meilleur rapport qualité/prix donc je n’ai pas spécialement envie de creuser ce qui es fait chez Nikon. De toute façon si vous en êtes là vous avez probablement déjà du matériel de l’une ou l’autre des marques et du coup il est plus pertinent de poursuivre sur la même marque.
Pour faire simple, en choix pertinents il nous reste… Sony.

Sony A7R II Un boitier exceptionnel : résolution de dingue, sensibilité excellente (ce qui réduit un peu le besoin d’optiques à grande ouverture), vidéo 4K sublime… mais au prix… stratosphérique. le A7 II est plus raisonnable ! Mais le boitier est un peu à la traine en terme de vidéo (pas de 4K par exemple), et un peu moins bon partout (autofocus, viseur…). L’objectif le plus pertinent c’est le 24-70 f/4.0. Mais 70mm sera trop court pour ne partir qu’avec cet objectif. Comme pour Canon juste au dessus vous pouvez préférer le 16-35 f/4.0 à la place vu que de toute façon il faudra compléter par un 70-200 ou quelque chose du genre. Le « trou » entre 35 et 70 n’est pas forcément problématique (voir plus bas). En longue focale pas beaucoup de choix en dehors du 70-200 f/4.0. Ce qui me dérange dans ce choix, c’est que d’un côté on a gagné en poids/encombrement par rapport à ce que font les traditionnels Canon/Nikon, mais de l’autre le 70-200 f/4.0 stabilisé fait 840g là où celui de Canon ne fait que 760 grammes !!! On peut aussi envisager le très bon 70-300 f/4.5-5.6. On perd en ouverture mais on gagne en longueur focale sans toucher au poids (850 grammes).
Le choix d’aller vers Sony doit se faire à mon sens uniquement si la vidéo est vraiment quelque chose de très important, voire votre priorité lors du voyage. Car chez Sony les prix sont plus élevés que chez Canon, l’autonomie moins bonne et au final l’encombrement et le poids quasiment identiques une fois qu’on prend en compte l’ensemble du matériel et non pas juste le mignon petit boitier…
Enfin il nous reste le 24-240 f/3.5-6.3. Un objectif plein de compromis mais pas catastrophique. Pour 780 grammes c’est un peu la version « fullframe » du 14-140 de chez Panasonic (mais f/6.3 en position télé ça commence à faire trou de serrure). Du coup est-ce vraiment bien nécessaire de s’embêter avec un boitier plein format si c’est pour lui coller ce genre d’objectif. La limite de qualité sera imposée par la faible qualité de l’objectif, quelle que soit celle du capteur derrière !
Bon alors prenons un petit 50mm fixe pour compléter… bougez pas, il y a quoi chez Sony ? Ah j’ai trouvé : un chouette 55mm f/1.8. Ca doit valoir une centaine d’euros comme chez Canon et Nikon ça… ah non en fait c’est plutôt 900 !!! Sony sérieusement (bon ok c’est un objectif qui est dans le top 5 des objectifs les plus piqués de tous les temps) ?!? Sinon ils font aussi un 50 mm f/1.4  à … 1730 euros… Celui de Canon est à moins de 350 euros (et il n’est pas 7 fois moins bien très loin de là) ! Ah pardon en fait ils en ont aussi un autre, un 50 mm f/1.8 « du pauvre »… compter 300 euros quand même pour un objectif d’un autre âge (autofocus moisi, bruyant en vidéo, objectif très mou à pleine ouverture… à côté celui de Canon fait luxueux  pour 3 fois moins cher !).
Autre focale fixe sympa pour le paysage : Voigtlander 15mm f/4.5 (disponible en monture Leica M et on ajoute une bague d’adaptation ou directement en monture Sony). C’est du tout manuel, ce qui n’est pas trop problématique sur ce genre de focale, mais l’encombrement et le poids mini en font un compagnon de voyage parfait. Il vignette sévèrement mais ça se retouche facilement (le profil est d’ailleurs déjà intégré dans Lightroom).

Voilà pour le plein format, à ne choisir à mon avis que si on est prêt à mettre un ou des objectifs de qualité dessus sous peine de voir tout l’intérêt de ce format perdu dans les flous générés par les mauvais cailloux !
Enfin une dernière petite réflexion : en choisissant un Sony A7RII (si vidéo) ou un Canon 5Ds (principalement pour la photo) vous pouvez faire le choix d’un boitier avec une très très haute définition (40-50 mégapixels), le coupler à un ou quelques excellents petits objectifs sans aller trop loin en focale, et compter sur la possibilité de recadrer très généreusement dans la cinquantaine de mégapixels (et la vidéo 4k chez Sony) pour vous épargner le transport d’une longue focale. Boitier + cher mais économie sur le zoom, ça se réfléchit. Exemple : Canon 5Ds + Canon 24mm f/2.8 IS + Tamron 85mm f/1.8 VC.
Chez Sony ça pourrait par exemple être un A7RII + 28mm f/2.0 (pas de 24mm compact, ou 12-24 f/4.0 si vous avez les finances) + 85mm f/1.8 ou 90mm f/2.8 macro (un peu lourd mais le côté mise au point mini à 30cm est appréciable !). En version « budget illimité » et un peu plus encombrant, le couple Zeiss Batis 25mm f/2.0 + Batis 85mm f/1.8 (stabilisé ce qui amène des photos encore plus piquées via l’association de la stabilisation du capteur + de l’objectif) et vous avez la crème de ce qu’on peut faire dans ce format.
Si vous partez à 2, vous pouvez aussi réfléchir à un système équivalent mais avec 2 boîtiers : l’un fullframe (Canon EOS 6D par exemple) et l’autre APS-C (Canon EOS 80D par exemple), mais avec 2/3 objectifs prévus pour le fullframe. Le 85mm monté sur le EOS 80D deviendra un petit téléobjectif souvent largement suffisant pour fournir des images (24 mégapixels à 135mm). Le 24mm (pour des paysages exemplaires sur le 6D) pouvant devenir un 38mm sur le 80D (plus petit aussi) pour les photos plus discrètes dans la rue.

canon 5D et 70-200-f/4.0 dans une sacoche de guidon Ortlieb... ça ne tient pas... et je n'ai pas mis le pare-soleil !

canon 5D et 70-200-f/4.0 dans une sacoche de guidon Ortlieb… ça ne tient pas… et je n’ai pas mis le pare-soleil !

Questions diverses

Quand on cherche l’ultra qualité, ça n’est pas « capteur plein format » impératif ?
Comme je l’ai déjà dit, qui dit plein format dit 3 points pénibles : prix, encombrement, poids. Ne cherchez pas, même chez Sony avec ses mignons boitiers A7S II ou A7R, les optiques ne sont pas petites et les prix non plus. Chez Canon c’est du côté du 6D qu’il faudra regarder, le poids est colossal, et que monter dessus ? des objectifs de 1 kilo pièce voir plus quand on veut un téléobjectif performant ? Tout ça est peu adapté au voyage, encore moins à la rando à vélo et me semble quasi inconcevable en rando à pied si on n’est pas strictement passionné de photographie.
En contrepartie, l’apport du plein format est faible. Les photos en faible luminosité ne sont pas si nombreuses que ça en pratique, le gain qualitatif a surtout été fait en passant du capteur de smartphone ou de compact vers le micro 4/3. Même l’apport de l’APS-C est discutable. En pleine journée on gagnera bien plus à mettre un objectif d’excellente qualité sur un capteur un peu plus petit que de chercher à tout prix à trimbaler un capteur plein format… sauf si on est prêt à mettre devant des objectifs ultra qualitatifs.

Ne partir qu’avec des focales fixes ?
Je suis un grand fan de focales fixes, je n’utilise quasiment que ça dans ma pratique professionnelle. Néanmoins à l’heure du voyage j’y vois de nombreux problèmes, changer de focale est une nécessité permanente, on arrive face à un nouveau paysage, on veut le photographier en plan large pour le contexte, puis zoomer souvent assez fortement sur un détail qui a attiré notre attention sans pouvoir s’approcher physiquement (inaccessible en vélo par exemple). Lors du tour d’Europe j’ai fait des photos (et des vidéos) en roulant, sans m’arrêter, en réglant la focale du zoom dans la sacoche de guidon, d’une main, avant de le prendre d’une main assurée et de déclencher (vive l’autofocus). Par contre changer un objectif en roulant heu… La poussière est aussi un autre problème. Pour faire simple, moins vous changerez souvent d’objectif mieux votre appareil se portera. Le 14-140 du GH2 (équivalent 28-280 pour rappel) était vraiment parfait pour ça. 280 ça fait long, mais du coup c’était confortable. Enfin en vidéo, un petit coup de zoom c’est toujours appréciable pour focaliser sur un détail ou coup de dézoom là encore pour montrer le contexte. Ca se fait en 1 seconde avec un zoom. Pour faire ça avec des focales fixes, il faut faire 2 prises de vue séparées en changeant d’objectif entre chaque. C’est possible mais autrement plus compliqué. Enfin dernier point, les focales fixes ne sont généralement pas stabilisées (mais il y a des exceptions). Si vous optez pour un boitier dont le capteur n’est pas stabilisé lui non plus, l’usage en vidéo sera quasiment impossible. Ca tressaute de partout et qui a envie de faire 100% de ses plans sur trépied en voyage ?
Après si changer en permanence d’objectif ne vous dérange pas et surtout si vous recherchez la meilleure qualité optique possible… alors oui c’est tout à fait possible. J’aurai tendance à privilégier des optiques compactes afin d’être sûr de les avoir en permanence sous la main (dans la sacoche de guidon sur un vélo par exemple). Si vous avez 1 objectif sur le boitier et le reste au fin fond d’un sac, soyez sûr que ces objectifs ne verront que peu la lumière. Du coup mon choix irait vers les petits objectifs de très haute qualité Leica micro 4/3 (ou ceux d’Olympus/Panasonic) sur le  Panasonic G80, ou Zeiss chez Sony sur le A6500 ou pourquoi pas le A7R II. En fait tout dépend vraiment de l’approche que vous avez vis à vis de la photographie. Disons que d’une manière générale, la focale fixe est le meilleur moyen d’exploiter au maximum la qualité du capteur qui est derrière. Hors situations de faible luminosité il est généralement plus pertinent (surtout en voyage) de privilégier un capteur un peu plus petit (aps-c vs fullframe / micro 4/3 vs aps-c…) mais avec quelques focales fixes de qualité plutôt qu’un super grand capteur avec un zoom moyen devant. Au final c’est plus encombrant, plus lourd, souvent plus cher et pour un résultat pas meilleur.
Comme la plage de 24 à 85 mm représente la très grande majorité des photos, il est pertinent de choisir des objectifs de qualité sur cette plage. Sur la plage > 85 on peut éventuellement faire des compromis. Par exemple partir avec un 24mm (paysages larges, intérieur avec peu de recul), un 50mm (bon à tout faire : portraits en situation, détails accessibles) et enfin quelque chose comme un 85 ou 105 ou 135mm (portraits plus loin, détails moins accessibles…). On peut s’arrêter là ou choisir 24+50 en fixe et compléter avec un petit zoom télé type 70-200 ou 100-300 même s’il n’est pas parfait. Le 85/105/135 fixe correctement utilisé fournira une image super piquée dans laquelle on pourra recadrer assez sévèrement si le boitier à des mégapixels à revendre mais parfois on peut vouloir aller un peu plus loin, surtout en vidéo si où recadrer est plus compliqué.

De quelles focales a t’on réellement besoin ?
J’avais une idée assez arrêtée avant de partir, mais quoi de plus objectif (haha) que de sortir les statistique des focales que j’ai le plus utilisées lors de notre Tour d’Europe. Sur les 7417 photos que j’ai gardées (sur plus de 18 000 prises) voilà la répartition :

Répartition des focales utilisées lors de notre tour d’Europe (cliquable). C’est au GH2 donc il faut multiplier par 2 pour avoir l’équivalent plein format.

Vous pouvez faire votre propre base avec votre base Lightroom (si vous utilisez ce programme) ici : https://www.lightroomdashboard.com/
Nota : pour faire les statistiques sur une sélection de photos (ici notre tour d’Europe et pas 100% de nos photos) il faut sélectionner les photos concernées et choisir « fichier » – « exporter en tant que catalogue » et transmettre ce catalogue là à lightroomdashboard. Même dans lightroom via le panneau « métadonnées » on peut afficher les focales utilisées et faire rapidement des statistiques en sortant sa calculette.

Ce qui ressort :
– la très grosse majorité (3100) sont faites à la plus courte focale (équivalent 28mm). Il s’agit de tous les paysages, intérieurs, photos en ville, photos à une table, … où on cherche avant tout à montrer l’ambiance, le lieu, ce qu’on voit autour de soi.
– En second : équivalent 64mm (32 sur le graphe) Honnêtement c’est une surprise, je m’attendais un peu plus à un équivalent 50mm (25 sur le graphe) mais il n’est pas loin non plus. Il s’agit de toutes les photos montrant quelque chose de précis accessible à distance humaine. On sort de la boulangerie avec un pain au chocolat tout frais : il sera pris avec cet équivalent 64mm ! Un détail sur le vélo, un détail d’architecture (une statue par ex), un panneau, une assiette…
– Pas loin derrière on a donc l’équivalent 50mm, pour des plans finalement assez proches de ceux faits à 64. On pourrait presque les regrouper et considérer 50+64 comme une seconde position très nette. Disons qu’il n’y a pas de photo que j’aurai loupées si je n’avais eu qu’un 50 au lieu d’un 64 ou inversement.
– Les plans à 82mm (41 sur le graphe) sont un peu différents, il s’agit :
* soit d’objets plus petits pour lesquels il faut s’approcher et cadrer plus serré. On reste encore énormément sur des détails accessibles à pied. Peu de paysages, plutôt des détails culinaires, …
*soit de détails type architecture en ville, un peu plus loin et moins accessibles.
Dans les deux cas le ressenti que ça me donne c’est « j’aurai pu faire ça au 50mm mais le sujet aurait été perdu dans son environnement, il aurait forcément fallu recadrer la photo au retour ».
– Ensuite, le pic suivant est clairement à 280mm, au bout du zoom. Ca c’est intéressant. Même s’il y a un effet de butée (on fera plus de photos à 280 mm qu’à 262 mm même si cadrage est quasi identique), ça me laisse cette impression de « de toute façon on n’aura jamais de téléobjectif assez long. » Mais quand je regarde les images ça ne transparait pas tellement, les photos semble cohérentes, cadrées correctement et ne m’évoquent pas l’envie de toutes les recadrer. C’est sûr que si j’avais eu un 14-200 le pic serait aussi à l’extrémité (200 équivalent 400mm) et le ressenti probablement identique. Les photos sont typiquement des animaux dans la nature, des détails de paysages ou de ville totalement inaccessibles (trop haut, trop loin)… mais aussi des plans « macro » car c’était là que l’objectif avait son plus gros pouvoir grossissant et des plans dont le but était de détacher un détail sur l’arrière plan (malgré l’ouverture étriquée). Ces 2 derniers cas peuvent donc être compensés par un objectif totalement différent.
– Le reste est assez insignifiant.
Qu’en ressortir ? Dans un monde de focales fixes, hors voyage et en ne prenant que la photo en compte, le choix serait assez vite plié : un 24 ou 28mm, un 50mm, un 85mm et un 200mm ou 300 fixe. Dans le contexte du voyage c’est très différent. D’abord la majorité de mes photos à un équivalent de 28mm sont adossées à des photos à des focales différentes : c’est l’effet « photo pour situer le contexte et plan serré sur des détails » dont j’ai déjà parlé. Si vous avez besoin de 2 objectifs différents pour faire une photo à 28mm et une autre à 85 par exemple, sachez qu’en voyage vous allez passer votre temps à changer d’objectif ! En tout cas il ressort que le range 28-100 mm représente 77% de mes photos (5712 photos sur mes 7417). Ca peut donner de bonnes indications lors du choix d’un zoom. Avoir un 24 au lieu d’un 28 serait aussi quelque chose d’appréciable quand on peut, car dans pas mal de situations le recul est faible, ou plus simplement « on cherche à montrer le maximum en une image » et qu’il est souvent plus simple de recadrer un peu plus serré à postériori que de reculer quand on est déjà dos à un mur.

Pour le choix d’une focale fixe à grande ouverture je voulais faire les statistiques de mes photos prises à 1600 iso et plus mais le résultat n’est finalement pas totalement pertinent, je vous en reparle plus bas.

Et les grandes ouvertures, entre f/1.8 f/1.4 ou même f/1.2 ça à son importance ?
Dans l’absolu bien sûr, un peu de lecture sur le sujet ici. Mais en photo de voyage, je dirais qu’on s’en fiche. Entre 1.4 et 1.8 il n’y a même pas un diaphragme d’écart, alors on peut gagner un peu en luminosité mais le plus gros du saut a été fait en passant d’un zoom moyen (genre qui ouvre à f/5.6 à un équivalent 50mm) à son pendant fixe qui ouvre par exemple à f/1.8 (plus de 3 diaphragmes d’écart). Le reste n’est que détail. Ce qui change généralement c’est que les très très grandes ouvertures (f/1.2 par exemple) sont intégrées dans des objectifs de très bonne qualité optique, avec une construction aux petits oignons, et un prix très élevé. Dans notre recherche des meilleurs compromis ça n’a pas trop sa place à mon avis.

En vidéo la 4K ça sert vraiment à quelque chose ?
L’idée derrière la 4K (actuellement) ça n’est pas de forcément de fournir des vidéos à regarder en 4K (peu ont l’écran qui permet d’en profiter), mais surtout d’avoir la possibilité de :
1/ stabiliser logiciellement les vidéos sans perte de qualité lors de l’export final du montage en 1080p (full HD)
2/ pouvoir recadrer sérieusement dans l’image sans perte de qualité (notamment si on a un zoom un peu court). Soit en post traitement, soit certains appareils (Sony notamment) ont carrément des modes pour filmer en full HD (1080p) en permettant de choisir entre utiliser l’intégralité du capteur ou seulement le centre de l’image seulement. C’est pratique car on peut ainsi « zoomer » quasiment sans perte de qualité et ce même avec une focale fixe. Un 85mm peut devenir un 170mm par exemple en quelques clics.
3/ pouvoir effectuer des mouvements fluides logiciellement, par exemple un panoramique (pivoter horizontalement) de la partie de gauche vers la partie de droite de la vidéo, tout ça à partir d’un plan fixe large, en quelques clics dans un logiciel de montage.
A la prise de vue les fichiers en 4K sont énormes ce qui n’est pas très pratique en voyage, mais on a désormais des disques durs 2,5 pouces usb de 2, 3 et même 4 To, on peut vider ses cartes mémoires en cours de route sans souci. Par ailleurs l’idée n’est pas forcément de shooter tout en 4K mais seulement les plans où vous vous dites que ça aura probablement un intérêt au montage.
Si vous n’avez aucune envie de faire un montage à votre retour, alors clairement la 4K n’a aucun intérêt pour vous !

Et toi si tu devais choisir tu prendrais lequel ?
Sincèrement mes attentes ne sont pas forcément les vôtres. Je fais partie des ultra exigeants, comme je l’ai évoqué plus haut, j’utilise à titre professionnel à peu près ce qui se fait de plus qualitatif en terme de rendu photographique. Donc à côté tout est terne et les compromis sont très difficiles. Le G7X est ce qui se fait de mieux en terme de compact (super objectif, capteur le plus grand du marché…) mais quand je vois les sorties que j’ai pu faire avec d’un côté le compact et de l’autre le réflex et une focale fixe haut de gamme, les images du compact sont molles, les couleurs fadasses dès qu’on dépasse 1600 iso, les rendus dans les angles minables… mais traitées correctement et vues sur un écran d’ordinateur portable la différence disparait quasi totalement. Tout dépend de ce qu’on veut faire de ces images !
J’ai aussi beaucoup d’exigences en terme de vidéo. Certains reviennent de voyage avec une trentaine de petits .MP4 dans un dossier et les laissent dans un coin, moi je fais plus partie de ceux qui passeront des dizaines d’heures à peaufiner un montage vidéo. Donc la qualité des vidéos à toute son importance : stabilité, qualité du son, choix du nombre d’images par seconde pour faire de beaux ralentis… tout ça à son importance.

Si j’ai fait ce post c’est parce que j’ai envisagé de racheter un appareil « intermédiaire » pour un futur projet de voyage, parce que je ne me voyais pas trop partir avec mon réflex plein format (Canon 5D) et mes optiques fixes (je n’ai pas de zoom grand angle, et rien de stabilisé) et en même temps partir avec juste le G7X me semblait impossible. J’ai revendu le GH2 et le 14-140 dès mon retour du tour d’Europe, donc tout était à rechercher de nouveau. Bref j’ai creusé… et pour être honnête, aucun appareil ne m’a convaincu d’investir la somme demandée. Ce curseur est vraiment difficile à positionner. C’est pour ça que je partirai avec le 5D et… un zoom 24-70 f/2.8 stabilisé gentiment prêté par une amie. Mon voyage ne sera pas en vélo, donc peut-être que je m’offrirais le luxe de partir aussi avec une focale fixe, un 70-200 f/4.0 (non stabilisé) aussi. C’est UNE situation précise, UN test, et clairement une manière de temporiser parce que je peux me le permettre.
– Le boîtier qui m’intéresse le plus en terme de performances pures c’est le Sony A6500 pour la qualité nickel en photo (capteur aps-c) et surtout ses capacités vidéos (meilleur autofocus du marché, 4K sublime et 1080p 120fps par exemple). Mais plus de 1500 euros pour un boitier mal fini (chauffe, écran illisible en extérieur lorsqu’on filme en 4K, autonomie…) dont les défauts seront probablement réglés par son successeur dans 6 mois, no way. J’ai aussi beaucoup de mal à imaginer quel objectif monter dessus. Le fait de pouvoir temporiser fait que c’est peut-être vers ce successeur que je me tournerai… mais aucune idée des optiques (des équivalents 24+50 + petit zoom télé.probablement) la suite en 2018…
– le Fuji X-T20 m’attire d’un point de vue photographie, c’est indéniable. Mais le parc optique ne m’enchante pas plus que ça, de même que l’absence de stabilisation de capteur (et pas de stabilisation dans les focales fixes) ainsi que le manque de visibilité à long terme sur la marque.
– Le G80 est LE meilleur compromis sans aucun doute. Si demain je repartais à vélo je pense que je le choisirais, probablement avec un 12-35 et un second zoom type 100-300 ou 100-400)… ou carrément le 14-140 Panasonic ou 12-100 Olympus et quelques focales fixes pour faire des paysages avec la meilleure qualité possible et des photos pas trop granuleuses en intérieur (equivalents 24 et 50mm). Le micro 4/3 me laisse un peu sur ma faim en terme de rendu pur et dur, notamment lorsqu’on monte en iso ou qu’on veut recadrer sévèrement… mais en voyage, encore plus à vélo lorsqu’on bivouaque, les photos en basse lumière ne sont pas si nombreuses que ça, il faut y penser (et donc prévoir une focale fixe a très grande ouverture pour compenser, ou un trépied) mais on a plus a gagner du côté poids/encombrement qu’on a à perdre lors des besoins de haute sensibilité.
– Ayant tout un « parc » Canon, il serait plus cohérent de tabler sur un réflex Canon. Mais ce matériel n’est pas taillé pour la vidéo (pas de visée via le viseur pour la vidéo, uniquement sur écran, quasiment pas d’appareils en 4K, pas de stabilisation de capteur…). C’est du matériel encombrant, clairement pas adapté pour la rando pied ou vélo… Mais le rendu des photos sur un boitier fullframe dépasse tout ce qu’on peut espérer… et rend tout ça tellement tentant, quitte à faire des compromis sur le parc optique (une ou 2 focales fixes ?). Canon a totalement foiré sa transition « appareils hybrides ». Sony et Panasonic mettent tout leur cœur dans leurs appareils de petite taille, Canon a une gamme restreinte (M5, M6), le c*l entre deux chaises, un parc optique encore trop restreint (ils tablent sur la gamme des gros objectifs adaptables sur leurs petits boitiers, ce qui est une erreur je pense), leurs boitiers sont anémiques, pensés comme des appareils bons marchés (alors qu’ils ne le sont pas), les optiques aps-c sont pensées « grand public »… là où Sony et Panasonic cherchent à fournir des appareils pro et des optiques adaptées aussi bien aux pros qu’au grand public. Eux ont le souci inverse : les encombrements augmentent au fil des gammes, cf la série GH chez Panasonic, initialement toute petite, où désormais le GH5 a quasi la taille d’un réflex Canon ; et d’une manière générale les prix flambent aussi suite à l’intégration de moultes nouveautés, certes appréciables, mais qui alourdissent douloureusement la facture. Le prix de sortie entre le GH2 et le GH5 a à peu près doublé en fait (1000 vs 2000 €).
Enfin pour me faire réfléchir j’ai souvent cette photos sous les yeux, elle m’aide à me rappeller que le micro 4/3 a quand même de sérieux avantages en voyage !

Panasonic GH2 (micro 4/3)+ 14-140 vs Canon 40D (APS-C) + 17-55 f/2.8. 900g vs 1.6 kg !

Un site sympa pour comparer les tailles des appareils photo : http://camerasize.com/compare/

Du coup honnêtement, mon craquage sera probablement un Sony A7RII pour la compacité et la qualité d’image, la stabilisation de capteur,… un zoom grand angle (12-24 ou 16-35) pour des paysages exemplaires et une focale fixe de qualité du type 85mm f/1.8. En retaillant dans les Les 42 mégapixels on obtient un 128mm de 18 mégapixels ce qui n’est pas mal et on peut même aller plus loin si besoin). Ensuite en vidéo en ne gardant que le centre en 1080p on doit pouvoir doubler cette focale, 256mm, ce qui devient tout à fait utile. La même chose pouvant être faite sur le zoom grand angle pour couvrir les focales intermédiaires (un 12-24 devient un 18-36, le 16-35 devient un 24-52mm de 18 mégapixels).

Et le son dans tout ça ?
Dans mon premier billet de 2010, j’évoquais qu’un des éléments cruciaux en vidéo c’est la qualité sonore. Honnêtement, sortis de la boîte tous les appareils photos qui font de la vidéo ont une qualité sonore très moyenne. Le Panasonic G80 est réputé pour ne pas être terrible, nombreux sont les appareils encore en mono… Faut-il pour autant envisager le micro dédié, sur la griffe flash ? Sincèrement pour le voyage je pense que l’encombrement n’en vaut pas la peine (le système ne tiendra jamais monté dans une sacoche de guidon par exemple) et qu’il faut avant tout chercher à protéger le ou les micro existants. Le plus simple est d’acheter des mini bonnettes comme celles-ci proposées par Rycote. Si vous voulez aller plus loin, vous pouvez jeter votre dévolu sur un petit enregistreur audio du type Zoom H1. Prenez impérativement une bonnette anti-vent adaptée, par exemple celle là et vous aurez alors un outil parfait pour enregistrer des petits bouts de son pour enrichir votre montage au retour. Ca va de la discussion tranquille aux concerts et autres musiques de rue en passant par tous les petits bruits que vous pourrez capter pendant le voyage (ambiance dans la rue, animaux, mer, …). Les autres approches sont d’utiliser un smartphone avec un micro branché dessus, par exemple un Rode Videomic Me, mais il est mono et pour le coup au même prix je préfère un Rode Videomicro qui pourra aussi bien se brancher sur votre appareil photo de temps en temps (s’il est muni d’une prise micro) ou sur votre smartphone avec un petit câble adaptateur. Disons que l’enregistreur séparé (type Zoom H1) a l’avantage de pouvoir trainer dans un coin de sacoche ou de poche et d’être sorti en une seconde pour enregistrer discrètement et à l’improviste, là où toute installation plus compliquée risque de ne jamais être utilisée.

Pourquoi ne pas parler de l’appareil X de la marque Y ?
Je n’ai pas étudié en détail 100% du marché (mais pas loin), ça serait compliqué, mais je pense avoir fait un tour d’horizon de ce qui est pertinent par rapport au besoin initial. De toute façon les bons appareils photo/vidéo on en entend rapidement parler, les autres ne percent pas, non pas parce que la marque n’a pas le budget communication, mais parce que généralement ils ont au moins un énorme défaut rédhibitoire (qui peut simplement être le fait qu’un concurrent fait déjà mieux pour moins cher) qui fait que rapidement après leur annonce on n’en entend plus parler.
J’ai donc exclu tous les compacts qui n’ont pas un capteur d’au moins 1 pouce (qualité d’image trop faible) et quasiment tous les boitiers full-frame (trop lourd/encombrant/cher). Pas d’Olympus (en retard sur Panasonic en vidéo. Par rapport à nos besoins, à budget égal c’est toujours mieux chez Pana, seul le OM-D E-M1 mark II a des specs intéressantes mais 2000€ pour un boitier micro 4/3 heu…) ou d’autre marque exotique (il faut aussi penser qu’en voyage vous pouvez tomber sur un os, et devoir remplacer un objectif Samsung dans une petite ville d’Europe de l’est ou à l’autre bout du monde sera probablement un peu plus compliqué qu’un Panasonic ou un Canon).
Je ne parle peu de Nikon parce que leur gamme est sensiblement identique à Canon et que je connais beaucoup mieux Canon. Globalement en terme de vidéo Canon est devant Nikon, donc pas de raison de privilégier Nikon. Un boitier grand public avec de la vidéo en 4K est en approche mais en attendant…
A côté de ça, Nikon a tout autant foiré ses petits formats que Canon donc hors réflex ils n’ont aucun intérêt. Mais si vous avez déjà du matériel Nikon creusez les possibilités de ce côté là.
J’ai exclu tous les appareils à objectif fixe et focale fixe (Sony RX1, Fuji X-100F, Leica Q…) : jolis mais je les trouve un peu inadaptés au voyage et à la vidéo, même si le Leica Q a des avantages… (prévisualisation des 3 focales courantes : 28-35-50 et prise de vue « croppée »). Avec un capteur de 50 mégapixels qui aurait permis des recadrages très sévères je crois que j’aurai pu l’envisager mais avec « seulement » 24 ça me semble trop léger pour ne partir qu’avec ça. Vu le tarif, autant partir sur un A7RII, un 28 et un 85 ! Les autres (RX1, Fuji X-100F…) ayant un équivalent 35mm, c’est une focale trop longue pour le paysage.
Exclu aussi tous les smartphones : franchement ils commencent à concurrencer sérieusement les compacts (à capteur inférieur à 1 pouce) en photo (souvent ils font même mieux en grand angle en plein jour) mais il manque le zoom optique, encore qu’un iPhone 7+ commence à être très très polyvalent. En vidéo ils sont généralement meilleurs que tous les compacts (stabilisation très performante). M’enfin ne partir qu’avec un smartphone pour un projet du type « une fois dans sa vie » et louper toutes ses photos en intérieur ou le soir c’est un peu idiot. N’empêche que les appareils des Samsung S7/S8, HTC U11 et des iPhone 7 et surtout 7+ font un excellent plan B en cas de pépin, voir second appareil photo/vidéo (étanche, discret, …)
Sinon de manière spécifique :
Panasonic LX100 : trop gros, aucun intérêt par rapport aux compacts Canon ou Sony malgré le capteur micro 4/3 (le reste ne suit pas).
Panasonic GH5 : trop cher, trop gros. Apport limité par rapport au G80 pour le voyage.
Panasonic GX80 : je ne me souviens plus des détails mais le G80 est mieux (l’écran orientable, les molettes, la protection contre les intempéries notamment). Mais le GX80 est un peu plus petit c’est sûr.
Série des Panasonic GM, GF, G… : pas de viseur, trop incomplet, trop vieux, trop peu autonome… ce genre de choses qui font qu’il y a d’autres meilleurs options plus cohérentes.
Sony 6000/6300 : comme le 6500 avec encore plus de problèmes, pas de stabilisation de boitier, autofocus moins bon, … mais moins chers.
Canon 7D : trop lourd, trop cher par rapport à un 70D. Les apport sont sans intérêt pour la photo de voyage.
Canon 100D : conception trop ancienne, trop à la ramasse sur tout (notamment la vidé), confort d’utilisation très moyen (correcteur d’exposition…) mais le prochain à sortir (200D) pourrait être sympa (taille toute petite)…

Tu ne parles pas de tel ou tel point hyper important, pourquoi ?
Il y a des dizaines de points importants pour le choix d’un appareil, mais certains sont importants pour vous là où d’autres s’en fichent. L’écran orientable, la 4K, la prise micro, la protection contre les intempéries … ça sera des points à prendre en compte en fonction de vos attentes. Parfois on accepte un compromis (tant pis pour l’écran pas orientable, tant qu’il y a un viseur) parfois un point est critique (autonomie par exemple). A partir des fiches techniques à vous d’orienter un choix dans une direction plus qu’une autre.
Si votre priorité est la photo et l’autonomie ce n’est pas vers le Sony A6500 que vous vous tournerez, par contre un 77D ou un 70D sera probablement plus adapté. A l’inverse si vous voulez impérativement tourner vos vidéos en 4K pour pouvoir les stabiliser et recadrer massivement lors du montage, oubliez tout le matériel Canon… et prévoyez des batteries en rab pour votre Sony 🙂

Tu parles souvent de prendre au moins une focale fixe à grande ouverture pour compléter un zoom à ouverture moyenne, mais quelle focale choisir ?
En voyage les problèmes de faible luminosité se posent généralement de 2 manières : dans les lieux sombres qu’on visite et le soir si l’on passe de bons moments avec des gens. Pour les lieux sombres (de jour ou le soir d’ailleurs), on dispose de pas mal de solutions pour contourner le problème. Un monument ne bouge pas, donc pas de souci pour faire une photo dans une église à un équivalent de 24mm f/4.5 et un temps de pose de l’ordre de 1/8è de seconde avec un zoom et/ou appareil stabilisé. On peut également trouver un endroit pour s’appuyer ou sortir un petit trépied, bref il y a des solutions. Et si les passants (ou autre touristes) sont flous car ils bougent durant le long temps de pose, ça n’en est que mieux. Donc du côté grand angle/ plan très général le besoin de grande ouverture est finalement assez limité. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. C’est toujours appréciable de pouvoir faire une photo au 24mm f/1.4 lorsqu’il fait sombre, mais en voyage ça ne me semble pas forcément le point le plus important sur lequel focaliser.
Par contre pour l’ambiance en soirée, à 1/8è de seconde la moindre personne qui n’est pas parfaitement immobile devient floue. Et ça n’est pas la stabilisation de l’objectif qui y pourra quoi que ce soit !  A l’opposé, on a rarement besoin de faire un portrait serré « typé studio » le soir, donc les focales de 85mm et plus ne me semblent pas à privilégier. Pour des portraits (de jour) avec une profondeur de champ réduite, on peut généralement s’en sortir avec une focale beaucoup plus longue (200mm). Même à f/5.6 sur capteur micro 4/3, si le sujet est assez proche et l’arrière plan pas trop collé derrière, ça fera une jolie photo avec un fond agréable.

Canard à un équivalent 280mm f/5.8 sur capteur micro 4/3

Par contre c’est aussi ces focales un poil plus longues (> 50 mm) qu’on utilise pour saisir des détails. Et c’est à partir de ces focales que le flou (du photographe ou du sujet) devient vite un souci.
Il faut trouver un compromis, mon préféré sans équivoque étant un équivalent 50mm qui permet de photographier les gens un peu plus individuellement (en évitant de trop s’approcher) ou de saisir des détails accessibles. Il m’arrive régulièrement de faire des photos en soirée avec des amis avec un simple 50mm sur mon réflex full frame. On compense l’impossibilité de faire un plan général en multipliant les photos de petits détails qui retranscrivent tout aussi bien l’ambiance et donnent un aspect plus intime. Et si on veut cadrer plus serré, on recadre la photo par la suite, en ayant une photo nette et moins granuleuse grâce à la grande ouverture (donc iso plus faibles), on peut se permettre de recadrer sans souci.

Focales utilisées au GH2 + 14-140 a 1600 ISO et plus lors de notre tour d’Europe

J’ai sorti les statistiques de mes photos à iso élevés (>= 1600 dans mon cas) pensant pouvoir aboutir à la focale fixe à grande ouverture à privilégier, mais en fait on se retrouve exactement dans la problématique évoquée plus haut : au grand angle (ce qui représente la majorité de mes photos à iso élevés) avoir un équivalent 28mm f/1.8 n’aurait pas sensiblement amélioré la photo (juste un peu moins de grain). Par contre sur les photos à focale plus longue (équivalents 50mm et même un peu plus, le second pic) du graphe, l’apport aurait été important (moins de flous de bougés du photographe ou des sujets). Le pic à équivalent 280mm (140 sur le graphe) n’a pas grand intérêt, vous ne pourrez pas voyager avec un 300mm f/2.0 dans une sacoche !
Donc 1 focale fixe (en plus d’un zoom) : je choisis un équivalent 50mm sans hésiter (entre 40 et 60mm en gros)
Si on en envisage 2, là ça se corse, un équivalent 80-90mm serait un gros plus, mais du coup le 50mm est un peu redondant, donc probablement 80-90mm + quelque chose autour de 35mm.

Un appareil avec un GPS c’est pas mieux ?
En voyage type rando vélo, on cherche souvent à limiter la déperdition énergétique. Les GPS sont des gouffres à batterie. Vous aurez en pratique rarement besoin de savoir que telle photo a été exactement prise ici et pas là. Si vous tenez un journal de bord et que vous réglez la date de votre appareil correctement avant de partir je vous garantis que vous retrouverez toujours sans souci où a été pris chaque photo. Le GPS ne me semble absolument pas indispensable. Si vraiment vous y tenez, vous pouvez utiliser celui de votre smartphone : sur la majorité des appareils récents, vous installez une app de la marque de l’appareil photo et vous pouvez loguer votre position. Ensuite en connectant l’appareil photo au smartphone (généralement en wifi), l’application peut mettre à jour les information de localisation des photos grâce au journal enregistré par le smartphone. Sachez que ça existe (mais personne ne s’en sert jamais).

Tu ne parles pas de GoPro ?
Un excellent complément si vous en avez les moyens. Pour filmer par tout temps, faire des timelapses (de jour), filmer dans l’eau… c’est nickel. Mais en aucun cas un appareil principal. D’un point de vue photo un smartphone récent fait mieux, dispose de plus de réglages, est plus pratique à utiliser… En vidéo l’angle de champ est beaucoup trop large et pour le modifier (crop de l’image, donc perte de qualité) c’est pénible et pas du tout adapté à un usage au quotidien. Si votre budget le permet… Gopro Hero 5 black sans hésiter. L’écran est un grand plus par rapport à la Hero Session. Le son (toujours très moyen) à nettement progressé dans la version 5 (par rapport aux gopro 4 et précédentes).
Il y a des alternatives à GoPro, Sony fait d’excellentes action-cam notamment, mais la disponibilité et l’omniprésence de Gopro milite en sa faveur (compatibilité au montage, nombre de fixations…). N’empêche qu’un bon smartphone étanche peut déjà probablement répondre à la majorité des besoins.

Un drone ?
A l’heure où les smartphones deviennent étanches (Samsung, Apple, Sony…) l’intérêt de la gopro est limité par rapport à celui… du drone ! Là encore tout est question de budget et de poids, mais c’est clair qu’un petit dji Mavic Pro et vos vidéos feront un bon qualitatif phénoménal en montrant le contexte, les lieux sous des angles différents, et en vous prenant en train de randonner (à vélo, à pied…) sans devoir jouer au jeu du : j’arrête le vélo, je fais 50 mètres à pied, j’installe le trépied, je lance la vidéo, je retourne au vélo, je roule, je m’arrête 50 mètres plus loin, je descend de vélo, je vais chercher l’appareil sur son trépied, je replie le trépied, je retourne au vélo…
Par contre ça consomme de la batterie, il faut en prévoir au moins une en rab et c’est un nouveau problème pour les charger en voyage itinérant quand on n’a pas toujours une prise électrique sous la main.
Sincèrement en cette première moitié 2017, seuls 2 drones méritent de s’y intéresser : le dji Mavic Pro (4k pliable) et le Spark (tout petit, 1080p seulement, pas repliable), tout le reste est soit trop encombrant (reste de la gamme dji par exemple), soit horriblement trop cher, soit la qualité de l’image produite ne permet pas de l’intégrer dans un montage vidéo un tantinet sérieux. Ça n’est pas tant que l’image n’est pas très nette ou de trop faible résolution (on trouve des drones « 4K » à pas cher), mais sans stabilisation matérielle efficace et avec un capteur médiocre, le rendu est limite in-regardable à cause du « jello effect » (pensez gelée anglaise qui bouge) affectant toute l’image au moindre mouvement du drone.

Et les accessoires ?
Trépied, filtres, … je crois que ça sort du cadre de ce post, ça fera peut-être l’objet d’un autre message fleuve par la suite si vous êtes demandeurs.

RAW ou jpeg ?
Comme pour le point au dessus, ça sort un peu du cadre de ce déjà très long article.

Nan mais franchement tu n’es pas un peu élitiste avec tes appareils à 1000€ et tes objectifs à peine moins cher ?
Déjà si vous êtes là c’est que pour vous la photo a une assez grande importance, donc vous n’êtes pas vraiment à la recherche de n’importe quel appareil photo. Pour ma part je cherche à proposer mon interprétation du marché et à la croiser avec les réalités et les besoins liés à la photo en voyage. Par exemple, partir faire un tour du monde à vélo avec juste un zoom ne dépassant pas 70mm me semble inadapté. De même compter sur un compact à 200€, petit capteur et gros zoom me semble très dommage si vous cherchez à ramener des photos mémorables. En extérieur, pleine journée, votre zoom 720mm fera un malheur pour montrer l’oiseau au loin, mais dès que la soleil sera couché votre appareil deviendra un cauchemar à utiliser. Si votre budget est très limité, regardez les versions n-1 ou n-2 des appareils que vous auriez convoité. Par exemple le Canon G7X première version est déjà très bien pour un tarif inférieur au modèle actuel. Le RX 100 premier du nom disposait d’un zoom plus long que les modèles actuels (mais ouvrant moins). Les boitiers Canon série à 3 chiffres décotent vite car ils sont renouvelés souvent. Les 650D, 700D sont de bons choix. Regardez ce que vous pouvez trouver sur le marché de l’occasion, notamment les objectifs qui vieillissent généralement bien.
Par contre à chaque fois que vous remontez en arrière dans le temps, vous choisissez un appareil moins bon, avec des problèmes parfois pénibles qui sont souvent corrigés par le nouveau modèle (stabilisation, qualité vidéo, …) Une fois de plus le curseur est complexe à positionner. N’oubliez pas que les photos et les vidéos sont souvent les éléments les plus importants pour vous aider à vous souvenir de tous les bons moments de ce voyage. Un chouette portrait  d’une personne rencontrée, un magnifique paysage d’un lieu de bivouac, sont des éléments qu’on chérit au retour. A mon sens ça mérite d’y consacrer un budget cohérent, bien plus que de ramener des petits souvenirs qui prendront la poussière chez vous ou incommoderont les personnes à qui vous les offrez… mais chacun ses trucs bien sûr.

Conclusion

J’ai fait long, très long, mais c’est vraiment parce que c’est un sujet qui me tient à cœur, que j’ai beaucoup investigué et pour lequel il est TRÈS difficile de trancher.

Si comme moi vous vous êtes du genre à vous interroger pendant des heures sur les meilleurs rapports qualité/prix, les avantages et les inconvénients, les « plus raisonnable de »… n’oubliez pas que la photographie est avant tout une passion, et parfois choisir du matériel pour lequel « on craque » et qu’on aura plaisir à utiliser est bien plus pertinent que de choisir le meilleur rapport qualité/prix. Si vous voulez partir avec du matériel ultra qualitatif, vous trouverez toujours les ressources pour le financer et le transporter.

Avant de faire une conclusion finale, avec éventuellement des recommandations « exactes » en fonction de certains profils, je vais essayer de tester de manière plus approfondie certains appareils/objectifs afin de pouvoir faire ressortir au mieux quels sont les avancées utiles (en terme de poids/budget) pour quel gain qualitatif. Affaire à suivre…

Enfin, pour finir sur une note positive je conclurai quand même avec une vision plus proche de Ken Rockwell : Aujourd’hui tous les appareils et objectifs permettent la réalisation d’excellentes photos, et la limite sera bien souvent le photographe plutôt que le matériel. Un bon cadrage d’une photo prise au bon moment avec les bons réglages sera meilleure sur un appareil photo quelconque qu’un néophyte qui fait n’importe quoi avec un appareil de pro à 5 000 euros.

Nota : tous les liens vers Amazon contiennent un paramètre d’affiliation. C’est à dire que si vous achetez un produit en ayant cliqué sur un lien de ce post, je percevrais une petite commission sur la vente, ce qui permettre de maintenir ce site vivant et actif. Libre à vous d’acheter où vous voulez, mais c’est un geste appréciable si vous avez trouvé cet article utile 😉

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Petit plaisir

Se retrouver sur Google Street view :

https://www.google.com/maps/@40.856317,26.0595725,3a,90y,288.7h,96.31t/data=!3m7!1e1!3m5!1soDatRPyJEgEk_8j_dcMmcQ!2e0!5s20111101T000000!7i13312!8i6656

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Sauvegarde des photos en voyage

Il y avait longtemps que je n’étais pas tombé sur un de ces petits produits pratiques si vous partez en voyage avec un appareil photo numérique mais pas d’ordinateur : Un disque dur autonome avec lecteur de cartes SD et une fonction pour dupliquer le contenu de la carte sur le disque dur. Sauvegarde ultra simple et pratique !

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Il est sans fil pour éventuellement y accéder depuis un ordinateur quelconque, il a une batterie intégrée pour être autonome, … pour le prix (ok, pas si « peu cher que ça) c’est dur de trouver mieux. Il existe des videurs de cartes plus performants, notamment avec un écran permettant de visualiser les photos, mais les tarifs sont vite prohibitifs.

Bien entendu il fonctionne également comme un disque dur externe standard en le branchant en USB sur n’importe quel ordinateur. L’avantage c’est aussi qu’on n’a qu’un seul élément (lecteur et disque dur), ça peut s’avérer pratique en voyage pour éviter de trimbaler une pléthore de câbles, adaptateurs, …

Attention, j’ai dit « pour faire des sauvegardes », ça ne veut pas dire qu’une fois vidée vous pouvez effacer le contenu de votre carte SD… au prix des cartes il vaut mieux tout conserver en double ou au moins attendre d’avoir rejoint un lieu vous permettant par exemple de mettre en ligne vos photos sur un serveur relié à internet avant de commencer envisager à faire le ménage sur vos cartes mémoire.

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Le blues de l’accumulation

Dans la lignée de ce que j’écrivais il y a quelques jours sur l’espèce de blues de l’accumulation, je vous propose cette vidéo très sympa :

Désolé c’est 100% en anglais, mais globalement l’idée du couple de cette vidéo :

1/ accident grave de voiture, le genre de truc qui te remet les idées en place sur le sens de la vie
2/ il faut qu’on fasse quelque chose de notre futur, qu’on s’installe, se pose, donc achat d’une maison
3/ en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, pouf la maison se trouve blindée de trucs « vitaux », ça déborde de partout
4/ un jour où ça n’allait pas, grosse remise en cause de tout ça. On passe plus de temps à gérer les problèmes associés à ce qu’on possède qu’à profiter de la vie !
5/ action : on vide toute la maison, on donne ou vend tout le contenu et on met la maison en vente
6/ avec l’argent récupéré, achat d’un van, un peu de customisation mais pas tant que ça, et c’est parti pour un petit moment « off » puis poursuite de ce même mode de vie en version plus équilibrée grâce à un emploi possible en télétravail… et donc voyage sans limite de durée.

Le couple a une chaine youtube : https://www.youtube.com/user/explorealternatives/videos

Et surtout j’aime beaucoup ce que fait Kirsten Dirksen sur les modes de vie un peu alternatifs (conception de petites maisons, habitat passif, vie nomade…) : https://www.youtube.com/user/kirstendirksen/videos

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Bilan matériel 3 ans après

Comme je relisais quelques-uns des derniers posts du blog, je me disais qu’une petite mise à jour sur les bilans matériel s’imposait car en me relisant je pensais « ah mais il faut que j’ajoute ça, que je leur parle de ça… »

Sur les lunettes : j’ai déjà parlé des Oakley Flak Jacket en long en large et en travers. Force est de constater que : vivant au bord de la mer, faisant toujours souvent du vélo et ayant les yeux fragiles, je les porte toujours quasiment tous les jours… et avec grand plaisir. Du coup les verres ont passé leur seuil de rayures supportables, et j’ai dû partir à la recherche de leurs remplaçants… et là ouch, mauvaise surprise : en fait les verres UV polarisés seuls coûtent les trois quarts du prix d’une paire complète neuve avec les même verres… même si 4 ans de portage intensif n’ont pas vraiment abimé les montures, les caoutchoucs (points de contact sur les tempes par exemple) ne sont plus vraiment très neufs… j’ai donc archivé l’ancienne paire dans la boîte à gants de la voiture et racheté une paire complète. Un peu déçu sur le coup (en fait les verres « juste transparents » seuls ne sont pas chers, mais quand on veut des verres performants ça douille), mais toujours aussi content des lunettes en elles-mêmes.

Sur la laine mérinos : Après quelques saisons plutôt pépères (pas de rando vélo, juste 15 jours de rando à pied à la cool en montagne l’été dernier) le constat est bien celui que j’avais prévu : plus vraiment envie de porter de coton ou de synthétique au quotidien (chaussettes, t-shirts…), aussi bien l’été que l’hiver. Bon l’été c’est plutôt claquettes aux pieds donc pour les chaussettes on repassera, mais malgré tout la laine c’est vraiment un plaisir. Notamment quand on change de température rapidement, genre chaud dans l’appart, sortie rapide à vélo, par exemple aller-retour à la crèche alors qu’il caille dehors… au retour on n’a pas un t-shirt en coton humide sous les aisselles ou dans le dos, qui met 3 plombes à sécher et qui fait qu’on se caille même s’il fait 20°C à l’intérieur. Même chose l’été où ne pas avoir le t-shirt qui pue dès 14h c’est bien agréable. Reste que côté budget ça pique toujours autant (plus que la laine en elle même 🙂 donc les achats/cadeaux sont très espacés et la garde robe, même restreinte, va mette un certain temps à être en laine majoritaire 🙂 Icebreaker reste toujours notre marque chouchou (même si c’est fabriqué en Chine, grrr) et le développement de la gamme semble aller dans le bon sens (quelques vêtements plus « casual » genre t-shirt col V et non pas simplement techniques pour la rando, « couleurs » et coupes cintrées pour les filles…).

Côté matériel photo, j’ai continué et continue à suivre ce qui se fait sur le marché pour les voyageurs, et globalement 2/3 éléments sortent un peu du lot même si le mouton à 5 pattes n’est toujours pas pour aujourd’hui :
– pour celui qui se satisfera d’un compact : Sony RX 100 III (ou suivant s’il est sorti). Clairement le meilleur compact du moment (grand capteur, zoom qui ouvre beaucoup). Le zoom ne grossit pas beaucoup mais ça n’est pas forcément super problématique (on recadrera dans les 20 mégapixels si besoin). Recharge possible directement en USB, sympa.
– pour celui qui veut monter d’un cran, je recommande de creuser ce qui se fait en micro 4/3. De notre côté nous étions partis avec un petit réflex de la série GH de Panasonic (GH2 à l’époque) mais Olympus fait des trucs très bien aussi, notamment avec un capteur stabilisé (par ex le nouvel OM-D E-M5 II) . Chez Panasonic Il y a la série GM et GX qui sont plus petits avec des qualités quasi identiques. Les optiques sont plus petites/légères que chez Canon/Nikon and co et il commence à y avoir pas mal de zooms sympa, notamment des zooms « pro » (ouvrant à 2.8) et des focales fixes de bonne qualité très légères et peu encombrantes.
– encore un poil au dessus, les capteurs de taille APS-C sont quand même appréciables en faible luminosité la gamme Sony Alpha a de super produits, quelques optiques excellentes (pas le 16-50 de base par contre) mais je crois que le top reste le Fujifilm X-T1 dont les jpeg sont réputés exemplaires (pas besoin de faire du RAW pour tirer la quintescence du capteur, le RAW pouvant être assez problématique d’un point de vue espace disque en voyage).

Alors comme toujours, côté tarifs ça fait mal, mais quand on aime… c’est toujours un peu la même chose.

Sinon en vrac :
– pack de batterie USB : Xiaomi et Anker font des trucs géniaux, faire juste attention aux contrefaçons.
– panneau solaire : si 5V/USB vous convient en sortie : Poweradd 14W, petite review ici. c’est l’un des meilleurs ratios poids/W pour un prix raisonnable. Il y a d’autres déclinaisons de puissance (ex : 40W pour charger un ordi portable, mais c’est plus lourd et plus cher tout en restant dans le haut du panier de ce qui se fait).
– chargeur de batterie li-ion (tel portable, appareil photo) USB : PPUClip. justement pour brancher en sortie de panneau solaire, pack de batterie, chargeur 230V-USB de smartphone… ça peut éviter de prendre le chargeur dédié pour appareil photo…
– Plein d’infos sur la recharge sur dynamo : http://www.next-way.fr/2015/03/test-e-werk.html
– lampe frontale : Armytek Tiara (plein de déclinaisons) : 1 pile AA (ou un accu li-ion) et plein de modes qui vont du très très faibles jusqu’au « phare de vélo »… je l’ai achetée justement car je n’avais pas d’éclairage sur mon vélo et je n’avais pas envie d’investir dans un truc à usage unique (et qui sert quelques soirées d’hiver ou quelques expéditions noctures épisodiques). Ca n’est pas ultralight (115-120 grammes vs 80-85 pour une Petzl Tikka) mais très polyvalent et costaud. L’alimentation via 1 « pile » AA, fait qu’elle est facile à recharger à vélo (plus que les 3xAAA des petzl).
– smartphone : Samsung Galaxy S5 (waterproof et super autonomie, prix en baisse avec la sortie du s6).
– ordi portable : à vous de voir mais le Macbook Air 11 pouces reste toujours un bon choix mais il y a aussi des ultrabooks bien placés d’un point de vue performances/tarif/autonomie/encombrement.
– http://www.arklight-design.com/ a toujours de l’excellent matos, notamment quelques marques moins connues mais moins chères pour des popotes en titane, des sacs étanches, …

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3 ans après… 3 ans ? dingue !

Déjà 3 ans que nous sommes rentrés… bon allez un nouveau bilan.
Il n’y en a pas eu pour les 2 ans car nous étions forts occupés à essayer de dormir un peu… c’est le problème avec les… jeunes parents… (ah les points de suspension ça vous avait manqué hein 🙂 mais pour les 3 ans, même si on est toujours aussi occupés à essayer de dormir un peu, ça fait quelques semaines que je rumine une envie d’écrire quelque chose, de transmettre des idées, des pensées, de partager nos réflexions… car il y en a beaucoup.

Pour faire simple, après une période de transition dont je parlais lors du bilan des 1 an… nous avons pleinement relancé pas mal de choses.
Il y avait donc le boulot d’LN et l’appartement loué un peu avant ce bilan des 1 an
puis un petit garçon arrivé en janvier 2014
et un « projet maison » actuellement concrètement en cours, pas celui dont on parle en rêve dans notre récit mais un chouette projet quand même.
Bref nous poursuivons notre avancée, chaotiquement, mais toujours dans la même direction : l’avant.

Mais le but de ce blog n’a jamais été trop de nous étendre sur notre vie privée mais plutôt de partager sur les situations concrètes rencontrées, les obstacles à franchir, les réflexions qui nous taraudent… Je me souviens bien avant le départ cette situation où on manquait d’infos sur le « comment préparer le voyage » et du coup cette volonté d’écrire sur le sujet au fur et à mesure de nos propres préparatifs.
Pour l’après c’est la même chose. On avait bien constaté ce « coup de blues » assez commun aux voyageurs qui se réancrent dans le « monde réel », mais après forcément les sites s’arrêtent là. On n’est plus dans le contexte du périple, du matériel, des expériences, on rerentre dans « la vie normale » et ça n’incite pas particulièrement à continuer à écrire.

Pourtant j’avais envie de partager sur des « valeurs » (même si ça fait prétentieux) qui ont beaucoup changé en nous depuis ce périple. Cette expérience, cette proximité permanente avec le « rien », le « peu », la nature, la simplicité, les autres… ont développé une attraction vers plus d’information sur le comment vivre autrement, comment ne pas replonger dans le schéma métro-boulot-dodo, comment ne pas se mettre la corde au cou pour 30 ans pour se payer le rêve français (être propriétaire), comment ne pas trimer 80 heures par semaine pour rembourser le crédit de la voiture neuve, comment essayer de vivre sans compter sur 3 planètes, comment éviter de bouffer plus de pesticides que de nutriments, comment ne pas entasser des centaines de « trucs » dont on n’a pas besoin, comment…

Alors que nous reremplissions notre habitat pour le remettre aux standards attendus (un frigo, un four, une machine à laver, des placards bien remplis) nous avons ressenti que quelque chose n’allait pas. A force de bouquins, de documentaires, de sites web sur ces thèmes nous continuons à découvrir que quelque chose est cassé, que « on » va droit vers un mur et qu’on y va plutôt en accélérant qu’en ralentissant. Nous voyons la situation politique, financière, les changements promis qui ne se produisent jamais, les 2000 milliards d’euros de dette, en constante accélération également, nos lois liberticides en approche, celles qui ne sont pensées que pour les profits de quelques industriels (BTP, pharmacie, agro-alimentaire…) et non pas les citoyens/usagers… et à un moment on se dit « et moi dans tout ça, comment je peux faire ? » comment est-ce que – sachant que je n’ai pas un impact là haut – je peux m’abstraire autant que possible de ces contraintes, essayer de sortir de tout ça et pourquoi pas infléchir certaines choses directement à mon échelle en espérant que d’autres auront le même raisonnement. Que faire pour au moins à son petit niveau faire quelque chose plutôt que rien ?

Ca en fait des questions. Donc c’est autant de réflexions ! Certaines choses s’éclaircissent petit à petit, comment être plus autonome, comment partager plus, comment vivre mieux, … et en fait à un moment une chose s’impose : se poser et s’imposer de nouveau ces réflexions : comment est-ce que je veux vivre ? qu’est-ce qui est important pour moi ? Comment je veux répartir mon temps ? Et par opposition, qu’est-ce que je veux éviter, comment je ne veux pas vivre ? …
Quand je dis « moi » / « je » ça inclue la famille, l’entourage bien sûr, pas juste moi égoïstement. Ce sont aussi des questions que chacun peut ou doit se poser.
Et à ce moment là déboulent des idées que beaucoup ne s’autorisent plus :
« travailler moins »
« ne plus dépendre de… »
« avoir plus de temps pour… »
« pouvoir faire… plutôt que… »
Et comme toujours, avoir l’idée, l’envie c’est une chose, le concrétiser demande par contre souvent des efforts. Avoir eu autant de liberté pendant 14 mois rend l’attachement à certaines situations quasi impossibles. Par exemple à l’heure actuelle j’ai beaucoup de mal à envisager de nouveau un travail salarié « traditionnel ». De 9 à 18h 5 jours par semaine, 5 semaines de vacances par an… SEULEMENT 5 semaines ? ah non ça désolé… mon temps à trop de valeur pour en donner autant pour produire des rapports que personne ne lit, du code que personne n’utilise…
Alors après c’est bien gentil d’avoir cette envie, mais derrière il faut quand même payer un loyer, acheter à manger, et la taxe d’habitation vous y pensez monsieur le voyageur ?

Alors certains tourdemondistes décident finalement d’une vie nomade, le minimum de contraintes, gagner de l’argent à droite à gauche de temps en temps pour financer les 6 mois à venir de vie frugale, et profitent de tout le reste du temps pour voyager, se balader, découvrir, faire des rencontres… et on les comprend bien. Je crois que c’est un constat récurrent chez les voyageurs au long cours, un certain nombre finissent par justement ne plus s’arrêter. Écrire un bouquin, faire les vendanges, et hop c’est reparti pour quelques mois de sursis. Il faut être prêt à ce mode de vie, mais c’est probablement l’une des solutions les plus évidentes pour échapper à tout le reste (« besoin » de consommer, politique, pression financière, attente de l’entourage…) tu sors tout simplement du système. Tu ne peux plus amasser de biens vu qu’il faut les trimbaler sur ton dos, tu n’as pas de télé, de set de casseroles de toutes tailles, de fer à lisser ou à friser, … et plus besoin de travailler pour te les payer non plus !

Pour beaucoup d’autres il faut trouver un compromis, croiser la stabilité (logement, travail) avec les envies (liberté, vacances), et c’est bien entendu là que tout se complique, et au passage la situation dans laquelle nous nous trouvons. Alors quels sont nos axes de réflexion pour essayer de trouver un équilibre ?

En vrac :
– tout d’abord s’informer sur ce que d’autres arrivent à faire. Ben oui, ne jamais réinventer la roue. Quand tu vois qu’une famille de 5 arrive à vivre heureux dans 50m² (genre 1 chambre par enfant c’est un concept super récent), qu’on peut arriver à produire une bonne partie de sa nourriture sans passer sa vie « aux champs », qu’une garde robe peut ne contenir que 3 pantalons sans que ça soit un drame, que … bref l’idée maitresse étant « on peut vivre très bien avec très peu ». On l’a fait pendant 14 mois, on l’a constaté dans plein de pays, mais une fois de retour dans un confort d’appartement, les mauvaises habitudes reviennent vite et la rechute n’est pas loin. A chaque petit problème il y a une solution matérielle… et on a vite fait de reremplir ses placards à coup de produits miracles qui ne les règlent pas tant que ça quand on prend tout en compte, et qui surtout coûtent des heures de travail… Tout le paradoxe de notre vie moderne : travailler pour s’acheter les produits qui sont censés nous faire gagner le temps qu’on a perdu au travail.
Du coup on est en permanente recherche d’équilibre, entre le gain de temps (ça va plus vite de pétrir la pâte à pain au pétrin qu’à la main quand même) et le superflu. Sachant que ce qui est essentiel pour certains est superflu pour d’autres et inversement. Entre Madame Chaussures et Monsieur Geek ce sont des choses pas évidentes.

– Globalement malgré tout nos achats sont majoritairement ancrés dans le « je n’ai pas les moyens d’acheter bon marché », on essaye de bannir les trucs jetables, à la durée de vie courte, et on « investit » dans du durable. Ca demande du temps pour trouver les bons produits (qu’on trouve rarement au supermarché du coin) et bien entendu de pouvoir « avancer » l’argent. Forcément une boite pour conserver les aliments en verre ça coûte plus cher qu’un lot de 5 en plastique. mais normalement même après 10 ans de micro-ondes elle devrait toujours être là (et nous aussi à ne pas se bouffer de BPA&co). Quand on veut 5 boîtes en verre il faut prévoir de troquer un rein… tout va bien pour le premier, c’est ensuite que ça se gâte 🙂 C’est quand on commence à vouloir du fiable et durable pour tout ce qu’on entreprend que le banquier fait la tête. Faire des choix, décaler des achats, … difficile dans une société où on a appris l’immédiat, la satisfaction « tout de suite ». Certains produits sont aussi difficilement trouvables en France (l’aspirateur le plus durable est anglais, les poêles en acier, françaises, sont moins chères… en Espagne, en Allemagne ou en Italie !!! ainsi de suite). Enfin bref, trouver le VBA (vrai bon achat) prend du temps, demande de la réflexion : besoin réel ou envie ? Impose de se poser la question « est-ce que ça vaut les X heures de travail qu’il me faut pour compenser cet achat ? », ainsi de suite.

– sur la manière de se nourrir, on cherche encore et toujours plus de choses « simples », les moins transformées possibles (produits bruts), si possible produits localement, si possible bio ou au moins avec une agriculture « raisonnée » à l’esprit (en essayant de savoir ce qu’il y a derrière ce mot car ça dépend d’un agriculteur à l’autre). Plus le temps passe moins on a envie de manger de choses dont on ne connait pas trop l’origine ou dont on ne comprend pas le choix des ingrédients. Ca devient franchement compliqué pour certains produits (mon péché mignon les petits gâteaux, à moins de les faire soi-même on tombe vite dans le sirop de glucose et l’huile de palme…) et c’est un axe sur lequel on est en constante réflexion, évolution, essais. Là aussi il faut trouver l’équilibre entre le temps nécessaire pour faire soi-même et les produits tout faits… il y a aussi l’aspect économique. Accepter de transférer son budget loisirs et « trucs fun » (je suis un geek n’oubliez pas) en « poireaux bio » ça ne fait pas rêver. A 50€ le kilo de boeuf bio, même en étant restreint sur le nombre de fois où on en mange ça fait bien mal au portefeuille, portefeuille actuellement un peu en crise chez nous. Bon et puis en fait manger du boeuf ça n’est pas forcément une si bonne idée que ça… 15 000 litres de flotte pour produire 1 kilo de boeuf…

– les déchets. Je crois que la faute revient à nos voisins. La résidence dans laquelle nous sommes semble habitée par des jmenfoutistes XXL du tri et du recyclage. Je devrais faire des photos mais globalement pour prendre un exemple simple, hier en descendant mes différentes poubelles j’ai pu constater que dans le container à verre il y avait un sac en plastique contenant en vrac des bouteilles en verre (ok) mais aussi des bouteilles en plastique de coca pas terminées et des restes de macdo. Dans celle du recyclable nous avions entre autre un balai, des claquettes… c’est juste l’exemple d’hier, mais ça fait mal de constater ce genre de comportement jour après jour… et ça renvoie encore plus vers la quantité de merdier (cf sketch de Roland Magdane) qu’on fait venir dans notre appart à un moment donné et qui finit à la poubelle. Là encore ça nous projette dans nos souvenirs des bords de route en Roumanie ou en Serbie avec les détritus partout. Chez nous on fait différemment, on les cache. Mais est-ce vraiment différent ? Est-ce que ça ne serait carrément pas pire car incitateur à continuer là où en Roumanie on va vite se rendre compte à un moment que si on augmente la quantité on va avoir les pieds dans les déchets au quotidien…
Savez-vous où est la zone d’enfouissement la plus proche de chez vous ? Non bien sûr, n’empêche que pourtant tous les jours les camions poubelles y déversent les tonnes de vos trucs non recyclables. Ils sont entassés, et même le biodégradable finit par ne plus s’y dégrader quand il est coincé entre 2 couches de plastique, sans air, sans lumière.
Parce que sur ce sujet nous planchons sérieusement j’ai envie de partager avec vous cet excellent bouquin : Zéro Déchet. Si vous avez un kindle je peux vous le prêter si vous voulez. On est très très loin de ce que fait Béa (1 kilo de poubelle par an!!!) et ça risque d’être très compliqué de tendre vers ça mais là encore c’est une direction intéressante à explorer avec au passage beaucoup de bienfaits. D’autres livres intéressants sur le sujet (en anglais par contre, notamment l’aspect plus minimaliste : The Joy Of Less et The life changing magic of tidying up.)

– les rythmes de travail. J’ai déjà un peu survolé le sujet, mais 2 professions libérales, une certaine indépendance (à défaut de revenus corrects) finalement ça nous convient assez bien. Ça veut dire énormément de concessions sur d’autres points, mais la liberté de faire un week-end de 4 jours un peu quand ça nous chante c’est énorme. Et puis les vacances on les calcule comme on veut. Alors oui il n’y a pas de salaire qui tombe à la fin du mois travail ou pas, c’est LE point noir, mais les contreparties sont tellement énormes que ça nous force à la réflexion, à chercher comment trouver un équilibre, à explorer le « travailler moins pour gagner moins », essayer de voir jusqu’où on peut réduire nos revenus tout en continuant à vivre bien, à être heureux, à espérer un futur heureux (étude des enfants, retraite…). On est loin d’avoir toutes les réponses, elles évolueront probablement dans le temps (retravailler un peu plus lorsque le ou les enfants seront plus autonomes par exemple) mais c’est un terrain de jeu intéressant. Flippant certes, avec une vision parfois du type « jusque là tout va bien, mais dans 6 mois je ne sais pas trop comment on fera… » mais ô combien instructif… 6 mois plus tard on se rend compte qu’on a encore 6 mois devant nous… tiens donc…

– l’autonomie. C’est un truc que j’ai toujours eu à cœur, chercher à mettre en place des solutions pour être le moins possible dépendant de situations extérieures. Ca ne veut pas dire être solitaire tout seul dans son coin, c’est juste essayer de moins dépendre de situations qu’on ne maitrise pas. Ca pourrait être l’indépendance alimentaire par exemple, à savoir je plante mes poireaux, patates, tomates… quelques poules, pourquoi pas un cochon… et si demain je n’ai plus un rond pour aller au supermarché, j’aurai quand même de quoi survivre. Alors dans notre cas on est mal barrés (location d’appart puis dans quelques mois une petite maison avec un micro micro jardinet) mais pour certains ça peut être une direction à explorer. Ca peut être fun, c’est aussi une récompense agréable que de manger ce qu’on a cultivé (on a tendance à l’oublier mais il y a encore quelques générations c’était la norme, pas l’exception).
J’aime bien aussi l’autonomie énergétique, produire son électricité, son bois pour se chauffer… là encore selon la situation de chacun c’est plus ou moins envisageable.
L’autonomie ça ne veut pas forcément dire 1 seule personne, on peut mettre en place un espèce de réseau alternatif, une communauté qui peut être résiliente et indépendante (au moins partiellement) des réseaux traditionnels. Exemple : tu as une forêt tu me files du bois et moi en échange je te file des légumes de mon jardin…
C’est un sujet qui me tient à coeur même si concrètement pour l’instant on n’a pas réussi à mettre grand chose en place. On planche sur l’approvisionnement alternatif pour la nourriture (« AMAP », « Ruche Qui Dit Oui » par exemple) c’est un premier pas, mais ça fonctionne toujours avec des euros 🙂 (encore que ça pourrait changer, le Bassin d’Arcachon venant de créer une monnaie locale comme c’est la mode en ce moment… à voir).
Pour l’énergie la maison aura un poêle à bois, on a quelques pistes pour un approvisionnement « parallèle » pour le bois… à suivre. Le toit est-ouest ne se prête malheureusement pas au photovoltaïque ni au solaire thermique… Les finances non plus (quand on ne roule pas sur l’or il faut trouver un équilibre entre l’indépendance et la rentabilité d’un système), c’est d’ailleurs un point sur lequel j’ai tendance à perdre mon calme : la grande majorité des systèmes intéressants d’un point de vue « planète » et « logique » sont hors de prix. Le solaire thermique par exemple, même s’il a bien baissé, n’est quasiment jamais rentable financièrement. J’ai fait mon petit calcul : en 2014 nous avons dépensé environ 140 euros pour produire notre eau chaude (cumulus électrique), soit 1500 euros sur 10 ans (je projette une augmentation du coût du kWh au passage). Le chauffe-eau a du coûter 300 euros, la pose par un plombier c’est 150 euros. Allez arrondissons à 2000 euros au total pour le matériel, son installation et 10 ans d’exploitation, ce qui correspond à une durée de vie normale de ce type de matériel. En face la moindre petite installation thermique coûte 3000 euros, avec la pose par un spécialiste vous atteignez 4000. Et ça ne remplacera pas 100% de votre facture électrique, même si ça la divise par 3 ça nous fait au bout de 10 ans… 4500 euros… plus du double du bête cumulus, donc même en 20 ans ça ne serait toujours pas amorti ! Et je ne compte pas le contrat d’entretien chaudement recommandé pour l’installation solaire ni les frais probables de maintenance car le système est plus complexe que le bête cumulus électrique, … bref la planète est plutôt contente, le porte monnaie beaucoup moins. C’est un exemple mais il y en a énormément d’autres comme ça (photovoltaïque, VMC double flux, surisolation des maisons à base de matériaux hors de prix, …). Globalement on nous vend beaucoup de rêve (greenwhasing : le marketing où on vous vend à prix d’or des solutions soit disant « vertes » mais qui ne font que consommer plus de ressources, enrichir des multinationales intermédiaires au détriment des petites entreprises productrices, n’ont souvent pas grand chose de vert dans leur fabrication… plutôt que de réfléchir en amont sur la diminution éventuelle de nos besoins).

Pour finir sur quelque chose de plus positif je voulais parler du bonheur. On avait déjà écrit là dessus avant même le départ, mais ça reste là encore une direction, un cap important à nos yeux et qui impacte bon nombre de nos choix. Comme le roi du Bouthan on trouve que l’indice du bonheur national brut est bien plus important que bien d’autres indices manipulés. Je reste convaincu que l’argent à sa place dans le bonheur, notamment en facilitant beaucoup les choix, les essais, en gommant les erreurs, en l’utilisant pour le bonheur des autres, … mais il n’empêche que la recherche du bonheur avant tout donne des directions intéressantes, par exemple « serai-je plus heureux si je fais ça ou plutôt ça ? » « est-ce que mon fils est dans des conditions pour être heureux en ce moment ? » « est-ce que ce que je fais participe au bonheur de ma famille ou pas ? » Les réponses sont parfois complexes (ex : travailler n’apporte pas du bonheur à la famille directement, mais l’argent engrangé permet de s’offrir de chouettes et heureuses vacances). Bref ça n’est pas simple mais c’est je trouve une réflexion à avoir toujours un peu au coin de la tête.

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Les vidéos…

Après pas mal de travail j’ai donc réalisé 6 vidéos, des petits clips de 5-7 minutes chacun sur l’ensemble du périple.

Voici les liens directs pour les 6 vidéos :

Vidéo 1 : Europe du Nord

Vidéo 2 : Europe de l’est

Vidéo 3 : Le long du Danube, jusqu’à la Mer Noire

Vidéo 4 : De la Bulgarie à la Grèce en passant par Istanbul

Vidéo 5 : Italie et Espagne

Vidéo 6 : Espagne, Portugal, France : la fin des haricots

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1 an

Un an déjà que nous sommes rentrés. Difficile de faire un bilan, beaucoup de choses réalisées durant cette dernière année. Pas vraiment le blues de la fin du voyage mais énormément de choses à entreprendre, certaines pas évidentes (activités professionnelles par exemple), qui requièrent un investissement en temps et en disponibilité d’esprit énormes.

Bref pour donner des nouvelles plus concrètes :

LN a donc recréé un cabinet de diététique à Arès, petite ville sur le bassin d’Arcachon.Pour ma part je travaille toujours sur les cours de photo et cherche à lancer d’autres activités en parallèle (photo, création de sites… si vous avez des besoins n’hésitez pas 🙂
Depuis 2 mois nous louons un appartement à Lège-Cap-Ferret, commune juste à côté. Quelques mètres carrés de plus qu’à Paris, un balcon, une orientation sud, c’est déjà un premier pas vers la maison qui attendra un peu que nous soyons dans une situation plus stable.

La vie ici nous plait beaucoup,  le premier bain de pieds dans l’océan le 14 avril dernier est un peu le genre de raison qui nous a fait quitter Paris, on ne regrette pas !

ocean

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Il y a (un peu plus de) 1 an, en Grèce

C’est pas vraiment qu’on a du retard sur le coup, c’est juste qu’on a optimisé les choses 🙂

Début décembre c’est l’anniversaire de ma maman, et il y a un an on dégustait ça en pensant à elle. Un excellent gâteau aux noix, à la crème et à la chantilly.

En décembre dernier nous avons donc planifié la confection de ce gâteau… mais ladite maman avait un autre dessert à l’esprit pour son repas de fête… nous avons donc reporté la recette pour les fêtes de noël

Voici donc notre création :

Pour rappel voici à quoi ressemblait ce qu’on avait mangé :

En toute modestie, on s’en est plutôt bien tirés par rapport à l’absence totale de recette (la cuisinière ne parlait que grec) et même si ça n’était pas identique c’était quand même gustativement ressemblant.

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Du temps…

En ce premier janvier 2013 j’ai envie de vous souhaiter de profiter du temps, de prendre le temps, de faire quelque chose de votre temps. A chacun de voir de quelle manière l’utiliser.

En corrélation directe, il faut que je vous le dise : non ce blog n’est pas à l’abandon, il a juste besoin de temps… enfin pas vraiment le blog, mais plutôt nous. Ca fait un moment qu’un billet autour d’un bilan « 6 mois après » est commencé… mais un mois supplémentaire s’est écoulé et je n’arrive toujours pas à trouver les mots justes pour vous parler du retour. La difficulté ? Le temps ! Non, pas celui qui nous manque (on en a largement plus de disponible que la majorité d’entre-vous) mais plutôt le temps nécessaire de la réflexion, le temps qu’il faut pour assimiler le voyage, ou plutôt ses conséquences sur nous. Nos temps de réactions sont probablement en relation avec le rythme passé, toujours est-il qu’il nous en faut de grosses quantités pour savoir dans quelle direction nous « souhaitons », et surtout « pouvons » aller maintenant.

Alors au risque de faire très cliché : « laissons du temps au temps » afin d’aboutir à quelque chose de concret dont on pourra parler plus simplement.

Sur ce, profitez bien des restes de saumon fumé ou de gâteau et à très vite.

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One year ago in Serbia

Il y a un an pour l’anniversaire de Sacha nous dégustions une tarte pommes/noix/miel à Belgrade en Serbie.

Comme prévu voici donc notre version dudit gâteau un an après.

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Tu apprécies ton confort…

Quand il fait ce temps dehors, bizarrement tu apprécies être rentré…

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Bilan matériel : les couteaux – le multitool

Pour rappel, après beaucoup de réflexions nous étions partis avec un couteau suisse Victorinox « moyen » et un petit couteau fixe ESEE Izula.

Encore un sujet qui nous a fait réfléchir pendant le voyage…

Globalement le choix était très pertinent : le petit Suisse a comme prévu servi pour la majorité des utilisations culinaires. Au delà de la lame, ce qui a le plus servi c’est la paire de ciseaux et le cure-dents ! Pour les tiques on a investi dans le tire-tiques, ça s’est avéré bien utile et rassurant.

L’Izula a servi pour le bricolage (tailler un bout de bois par exemple) et aussi régulièrement pour nettoyer le lieu de bivouac (gratouiller dans la terre pour couper une racine…)

L’izula et la scie du couteau Suisse ont apporté leur côté rassurant « en cas d’urgence » (couper/fendre du bois pour se faire un feu, un côté un peu dissuasif en cas d’agression…), avoir un deuxième couteau quand on mange quelque chose qui nécessite vraiment d’être coupé (rarissime dans les faits) et un backup en cas de casse de l’un ou de l’autre.

Mais… et bien oui il y a un « mais »… la pince du Leatherman nous a manqué quelques fois pour bricoler. Au final on s’en est toujours sortis autrement sans souci, et la fois où ça nous a vraiment manqué (pour un changement de chaîne, retirer le maillon rapide d’une chaîne bien usée nécessite des pinces) :
1/ il y avait quelqu’un qui avait une pince (un Leatherman)
2/ on s’est rendus compte plus tard qu’on aurait pu faire sauter un rivet avec le dérive-chaîne plutôt que de s’acharner sur le maillon rapide

On a aussi galéré une fois avec un câble de dérailleur, on en achète un neuf pour ensuite se rendre compte qu’on n’a rien pour le couper (vital pour le tandem qui a des câbles « démontables » mais pas pour un vélo normal pour lequel on enroule juste le surplus près du dérailleur). Bilan : direction un réparateur de vélos qui accepte de me prêter sa pince… Comme le câble était fatigué mais pas cassé on a pu prendre notre temps pour trouver un réparateur.

Bref un bilan mitigé, étant un fan de couteaux c’était pertinent de partir avec 2 et d’avoir un peu de marge pour le côté « survie » mais je crois que les ultralightistes pourraient facilement partir en couple avec un seul mini couteau Suisse (lame + ciseaux + tournevis plat/lime + pince à épiler/cure-dent = 23 grammes = modèle « Classic SD ») et ça serait suffisant.

Les compléments pertinents pourraient être une petite pince universelle : ça coûte rien, ça pince et coupe bien. Une petite scie est quand même aussi pratique donc finalement l’intégrer au couteau Suisse est une bonne idée aussi.

Ca nous amène aux autres outils, le notre c’était un multitool. Là encore bilan mitigé. On avait un bon multitool payé un bras et au final les clés allen ont bien morflé. Elles n’ont qu’une seule extrémité utilisable donc se fatiguent 2x plus qu’une petite clé seule. Il y a eu une fois où on a dû acheter une clé allen plus petite que la plus petite du multitool et surtout une fois où l’une des clés s’est tordue et dont l’extrémité s’est arrondie : multitool HS, il a fallu en racheter un neuf. Bref c’est lourd pour ce que c’est et je crois finalement qu’il est plus pertinent de partir avec les outils séparés dont on a besoin. En cas de casse il suffit de racheter un petit tournevis ou une clé allen (à voir si ça se trouve partout à l’unité) et on a moins de scrupules à les torturer (on peut même partir avec 2 exemplaires de la clé amenée à plus morfler).

Bilan :
Partir à la recherche d’un « bit holder » (tournevis à embout) costaux et le plus léger possible, je sais que ça existe sur base de clé allen (une grosse clé allen sur laquelle on fixe un genre de douille dans lequel on insère ensuite un embout de tournevis) mais je ne sais pas trop où trouver ça.
Idem pour une petite pince (ça c’est plus facile)
Etudier les Leatherman qui intègrent des « bits holder » ainsi que les gammes plus légères (Juice)

Mélanger tout ça avec les couteaux pour obtenir le meilleur ratio usages/poids.

PS : attention, ne confiez pas une pince coupante à une copilote de tandem lorsque ça fait 20km que vous cherchez un lieu pour bivouaquer et qu’à gauche et à droite de la route il y a des espaces magnifiques mais inaccessibles pour cause de grillage 😉

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Bilan matériel : les lunettes de soleil

Pour rappel il s’agit d’Oakley Flak Jacket.

A peu de choses près j’ai porté ces lunettes tous les jours pendant 14 mois ! Alors pour ceux qui ont un peu lu le récit vous savez pourtant qu’il n’a pas fait beau tous les jours… et pourtant je peux vous assurer que faire du vélo avec des lunettes c’est vraiment plus agréable que sans, notamment pour des raisons de vent dans les yeux. Ca ne vous viendrait pas vraiment à l’esprit de rouler dans une voiture sans pare-brise, ben en vélo le pare-brise c’est une bonne paire de lunettes.

J’avais longtemps cherché et hésité entre diverses configurations afin de pouvoir disposer de lunettes à la fois protectrices contre le vent quelle que soit la météo ainsi que le soleil en général, notamment en dehors de l’utilisation sur le vélo… bref des lunettes discrètes lorsqu’on visite une ville ou qu’on bulle à une terrasse de café.

Une paire de verres photochromiques (qui se teintent avec le soleil) aurait été idéale, mais je n’ai pas réussi à trouver quelque chose de sympa niveau look. En gros en mode « soleil » quand il fait beau ça fait souvent « lunettes de vélo » genre verres jaunes, pas très passe partout en ville.

J’avais donc fini par trouver des lunettes aux verres facilement interchangeables et acheté des verres classiques noirs (catégorie UV 3) ainsi que des verres totalement transparents.

99% du temps ce sont les verres teintés qui ont servi car dans les faits on roule quand il fait jour et quand il fait jour les verres teintés laissent malgré tout suffisamment passer la lumière pour que ça soit confortable.

Lorsqu’il pleut ou quil fait gris le ciel est lumineux et les verres teintés sont appréciables.

Il y a quelques fois où j’ai utilisé les verres transparents, notamment tôt le matin, qu’il fait froid (le vent fait pleurer) mais honnêtement ça n’était pas indispensable, avec les verres teintés ça aurait pu le faire.

Il y a aussi le fait que même si l’opération de changement des verres est simple et rapide il faut malgré tout s’arrêter, retirer les éventuels gants, … bref c’est une manipulation qu’on n’a pas trop envie de faire souvent.

Donc côté verres je dirais qu’en fait l’idéal si on ne trouve pas de verres photochromiques « esthétiques » c’est d’avoir les verres teintés classiques + des verres photochromiques « moches » mais qu’on n’hésitera pas à mettre avant de partir le matin car on pourra toujours utiliser les lunettes dans la journée sans avoir à rechanger les verres.

Après comme je disais plus haut c’est loin d’être indispensable, et vu le prix de bonnes lunettes et de bons verres, si on est un peu short financièrement on peut se contenter d’une seule paire de verres.

Venons-en maintenant aux lunette en elles-mêmes : géniales ! Aucune critique, elles sont juste parfaites. Les verres ont leur quota de petites rayures mais les montures sont intactes malgré l’utilisation dont je viens de vous parler (vent, froid, soleil, nombre de jours d’utilisation…). L’excellent point c’est le système de fixation des branches sans aucune vis. On peut écraser les lunettes, au pire les branches se déclipsent mais rien ne casse. Pas de vis à perdre ou qui rouille. D’ailleurs ma méthode de nettoyage préférée c’est de les passer totalement sous l’eau avec du liquide vaisselle. Elles n’ont pas bronché, et pour tout dire ce sont maintenant les lunettes de soleil que j’utilise principalement l’été « hors vélo ». Rassurant aussi de se dire qu’on peut trouver des pièces de rechange (appuis de nez par exemple) ou plus simplement des verres neufs.

Bilan final :
Verres : je prendrais des photochromiques (au lieu des transparents) + des teintés UV 3
Montures : les mêmes.

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Bilan matériel : les sandales pour rouler

Pour rappel il s’agit de Keen Commuter.
J’ai adoré. Elles ont exactement répondu à ce que j’avais prévu. Il faut bien sûr penser la solution de manière globale, en « couches » pour s’adapter à toutes les conditions climatiques, mais une fois qu’on est ok sur le principe (rajouter des surchaussures pour le froid, des chaussettes étanches pour la pluie) ça marche très bien.

Si c’était à refaire je prendrais exactement les mêmes. Avec des chaussettes noires unies on ne voit pas que c’est des sandales sauf à regarder de près, donc c’est relativement passe partout même en ville. J’ai malgré tout apprécié ma paire de petites ballerines Adidas pour l’intérieur et pour les balades à pied pour éviter d’avoir la cale qui fait clac-clac sur le pavé et avoir un peu un meilleur grip en rando (sur les rochers les Keen c’est un peu casse-gueule).

De son côté Hélène ne regrette pas les chaussures de rando Merrell. Le drame fut d’avoir à les remplacer par des D4 pas géniales (trop peu respirantes, trop étroites) sur la fin du voyage, puis quelques semaines après par une autre paire de Merrell (elle ne supportait plus les D4) qui se sont révélées très fragiles au niveau des crampons, pas très adaptés à une friction contre les « dents » des pédales plates.

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Bilan matériel : les t-shirts et chaussettes en laine mérinos

Excellent. Pas d’autre mot. Hélène a troqué ses t-shirts respirants synthétiques contre du mérinos au bout d’un mois de voyage tellement ils puaient malgré les lessives. Ensuite on a fait tout le reste avec seulement 3 t-shirts chacun sans aucun souci.
Côté chaussettes même bilan, je vais même aller plus loin : au retour je n’ai plus vraiment envie de mettre de chaussettes en coton/synthétique et me met en quête de chaussettes fines en mérinos pour porter tous les jours !

Par contre tous les vêtements en laine ne sont pas égaux. Globalement les mélanges synthétique/laine sont à éviter ou alors avec un pourcentage très très faible de synthétique, éventuellement pour l’élasticité (lycra).
On est très contents d’Icebreaker, aussi bien en chaussettes qu’en t-shirts. Les tailles sont un peu étranges, donc il est préférable d’essayer avant (les « premières couches » taillent petit car c’est prévu pour être porté très près du corps « en dessous d’autre chose », les « t-shirts » taillent normaux ou grands) et il n’est pas toujours évident de savoir si on achète un t-shirt ou une première couche.
Les t-shirts Smartwool aie aie, très fragiles.

Pour les chaussettes même combat : on est très contents d’Icebreaker, j’aime bien aussi mes nouvelles « Vaude » basses. Les autres on est un peu moins fans (souvent trop de synthétique dans le mélange, entraine des échauffements des pieds, même dans les sandales) comparé à Icebreaker c’est le jour et la nuit.

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Bilan matériel : appareil photo

Pour rappel il s’agit d’un Panasonic GH2 et d’un (seul) objectif 14-140

Un peu comme pour le Macbook Air, pendant tout le voyage ce fut une confusion des sentiments. C’est probablement l’un des choix les plus rationnels et adapté au voyage : un seul boitier, récent et de qualité, qui fait de belles photos, des excellentes vidéos (en gros un an et demi après sa sortie, malgré la sortie du dernier Canon qui arrache… le petit GH2 3 fois moins cher reste toujours devant du point de vue qualité vidéo), objectif ultra polyvalent, stabilisé en photo et vidéo, pas besoin de le changer (pratique et évite la poussière)… bref à première vue, rationnellement je referais le même choix.

En pratique on a voyagé avec l’outil parfait pour faire de la photo souvenir, chose qu’on désirait avant tout, mais je n’ai pas voyagé avec de quoi assouvir ma passion de photographe. J’ai pas l’impression de m’être trop plaint mais c’est Hélène qui disait aux autres que j’avais fait un gros effort pour partir avec un seul objectif et que j’étais pas très heureux avec cette idée.
Le boîtier est assez pénible à manipuler (esprit informatique plus que réflex) avec des combos de boutons, par exemple en priorité ouverture, on règle l’ouverture et la correction d’exposition via la même molette qui change de fonction en cliquant dessus… grrr. L’autonomie pas top, les batteries hyper chères, le petit capteur, l’objectif qui ouvre comme un trou de serrure, une horreur en intérieur… bref ça fait des photos, des pas mal faut pas déconner mais on ne prend pas son pied à l’utiliser… enfin moi non en tout cas. Je ne sais pas s’il y a un rapport mais j’ai revendu le GH2 immédiatement après notre arrivée (aussi pour limiter la décote j’avoue, vu que son successeur n’est pas encore sorti 🙂

Quelque bonnes surprises quand même : le viseur électronique, j’étais assez réfractaire au début, notamment parce que j’avais collé mon oeil dans un viseur de ce type il y a quelques années dans des bridges bien pourris et l’écran était vraiment incompatible à mon avis avec le concept de photographie. Très bien pour du « tataginette », mais pour avoir la moindre idée de la profondeur de champ il fallait repasser. En pratique sur le GH2 l’écran est très fin, est très clair en conditions sombres, affiche des tas d’infos pratiques (histogramme live par exemple), permet de filmer avec l’oeil au collé au viseur et comble du bonheur affiche la photo fraichement prise instantanément sans sortir l’oeil du viseur. Ca m’a fait tout bizarre en reprenant mon Canon au retour…

Si c’était à refaire ? Pfff je ne sais pas, vraiment pas. S’il n’y avait pas le problème du poids, peut-être que je partirais avec un réflex du type Canon 7D et un 17-55 f/2,8 mais à l’usage j’ai vu que le 55 c’est un peu court, donc il faudrait un objectif supplémentaire du type 70-200 (paye ton kilo). Sinon un 5D et 3/4 objectifs fixes (24,35,50,85,135)… (ah ça fait 5 🙂 éventuellement prévoir un compact en plus pour les situations où on veut être un peu plus discret ou rapide… mais ça fait un bidule de plus à charger, ça complique encore un peu plus le tri des photos/vidéos (2 appareils en parallèle) …

Bref, là je ne peux vraiment pas transmettre de bon conseil…

Allez, avec un peu de recul, je crois que je creuserai encore un peu pour réduire le poids du reste du matériel emporté et repartirai avec un 5D mark III + 35 1.4 + 85 1.2, (ou leurs équivalents plus légers et moins chers 🙂 et éventuellement un fisheye russe. Probablement complexe à l’utilisation mais avec un approche plus « photographie » que photo souvenir… et tant pis pour les vidéos, pourquoi pas faire comme nos amis cyclorêveurs : à l’iphone (ou ipod touch) pour quelques vidéos courtes plutôt que de prétendre à la réalisation d’un « film » au retour. Sinon une petite go-pro toute légère, étanche, …

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Bilan matériel : le pack de batterie et autres systèmes de recharge.

Pour rappel il s’agit d’un Tekkeon MP3450. Le principe est génial et quand ça marche c’est vraiment extrêmement pratique. La taille de sa batterie permet d’avoir un peu de marge pour recharger l’iphone. Pour l’ordi portable, en pratique ça n’a pas été indispensable car nous avons toujours trouvé une prise électrique pour le recharger avant que la batterie ne soit vide. Le petit Macbook tenant allègrement ses 7h en utilisation « écriture du journal, luminosité au minimum et wifi désactivé ». A raison d’une demi-heure par jour en moyenne, ça fait 14 jours d’autonomie. On a toujours squatté un café ou été hébergés entre temps.
Très pratique aussi pour éviter de se trimbaler le chargeur de l’ordi portable (ça le remplace) ainsi que ceux de 2/3 autres bidules électroniques.

Là où c’est beaucoup moins drôle c’est que :
– la recharge via dynamo (assimilé à un panneau solaire sur le principe) n’a jamais fonctionné, malgré l’utilisation d’un module spécifique (sunbooster) qui possède l’une des pires prises imaginables sur un bidule portable : des picots ultra fragiles comme sur les disques durs ATA d’ancienne génération et aucun moyen de sécuriser la connexion.
– le premier pack a refusé de se charger/décharger environ à mi-voyage.
– le SAV très réactif est par contre incapable de faire des arrangements autres que « vous renvoyez le pack qui déconne / à réception on vous en renvoit un neuf » (même en avançant le prix d’un neuf !!!). En voyage quand on a remplacé son chargeur d’ordi par ce pack, se séparer du pack pour l’envoyer au SAV signifie plus de recharge d’ordi. Très très galère.
– Après pas mal de péripéties pour récupérer le chargeur de l’ordi – puis renvoyer le pack en SAV – puis récupérer le pack du SAV – puis renvoyer le chargeur de l’ordi en France… le 2nd pack est tombé lui aussi malade et a fini par cramer !!! GRRR

Bref on a fini le voyage sans pack. Pour l’ordi ça s’est plutôt bien géré puisqu’on a réussi à récupérer (de nouveau) son chargeur d’origine et que comme expliqué plus tôt on n’avait pas un gros besoin du pack de batterie pour son autonomie. Par contre pour l’iphone il a fallu coupler recharge sur dynamo (via un complexe système de bidouilles pour qu’il accepte de se charger sans râler) + panneaux solaires pour s’en sortir.

Bilan : à oublier, soit trouver une autre marque équivalent si on a besoin du côté recharge ou alimentation de bidules nécessitant une tension supérieure à 5V / soit regarder du côté des très nombreuses batteries sortant du 5v sur prise USB. Ces batteries pourront être chargées sans souci par panneau solaire et dynamo.
Idéalement je recommande un panneau capable de sortir au moins 1A sur 5v histoire de pouvoir charger un smartphone en direct (ou via conversion/adaptation genre sortie en 12v et adaptateur allume cigare vers USB). L’e-werk fonctionne également très bien mais dispose de câbles fragiles (on a eu des cassures de soudures) qu’il ne faut pas hésiter à renforcer dès l’achat (les 2 petits bouts de câbles qui dépassent du boîtier). L’e-werk nécessiterait vraiment un version 2 pour régler ce problème ainsi que de fournir des boutons de réglages un peu plus pratiques qu’actuellement (il faut une mini clé allen en plastique facilement perdable !)

Voilà, globalement en bon geek que je suis, les batteries et leur recharge ont été l’un des plus gros points noirs du voyage. Le pire étant l’iPhone qui a été en permanence en train de se faire charger pour ne pas tomber en rade de bouquins, de gps, … aucune marge, aucune liberté de forcer un peu sur son utilisation sachant qu’on pourra le charger sans souci ensuite. Passer son temps à grappiller chaque pourcent de batterie est un peu usant sur le long terme… Il y a donc beaucoup à plancher là-dessus pour avoir des systèmes fiables, avec de la marge et des facilités de recharge (ça ne sert à rien de se faire des packs de 12 piles rechargeables AA s’il faut 16 heures de prise murale pour en recharger 4, ou encore 12 heures de parfait soleil par exemple), au final on va plus vite à les vider qu’à les recharger et au bout de quelques jours on est bloqués.

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Bilan matériel : l’ordinateur portable

Pour rappel il s’agit d’un Apple Macbook Air 11 pouces.
Quelques arrachages de cheveux, notamment du côté du clavier (faire les crochets, accolades, petit 2 du carré…) mais sinon il s’agit vraiment de l’ordinateur idéal pour le voyageur nécessitant une machine légère, autonome (pour écrire le récit) mais aussi et surtout assez puissante pour assurer un minimum de gestion de photos/vidéos durant le voyage.
Quand on est partis c’est simple, c’était à mes yeux le seul ordi adapté, donc pas trop le choix. Aujourd’hui grâce à lui un nouveau segment est né du côté des PC : les ultrabooks.

Que dire de plus ? Hormis les petits détails évoqués plus haut j’ai eu beaucoup de plaisir à utiliser cet ordi qui démarre très vite, n’a jamais eu le moindre problème et a toujours répondu parfaitement à ce qu’on lui demandait de faire. C’est bête mais c’est important de ne pas avoir de galères d’ordi en voyage… Quand je vois comment ça me pourrit la vie quand ça se produit « à la maison », alors à 1000 km du plus proche réparateur agréé, il vaut mieux avoir du matériel fiable si on compte sur lui.

Une question intéressante (mais oui) : l’ordinateur est-il nécessaire ? vital ? inutile en fait ? … Je dirais que tout dépend de votre besoin de rester en contact avec le net (dans notre cas une activité professionnelle « imposait » quasiment l’ordi donc la question ne se posait pas trop. Il y a aussi l’orientation qu’on voulait donner au voyage : partager autant que possible « au fur et à mesure » ce qu’on vivait avec les gens qu’on aime. Récit, photos, vidéos… dans ce cas là l’ordi est très pratique. Il y a toujours la solution cybercafé et squat des ordinateurs des couchsurfeurs mais si vous voulez écrire des choses un tantinet longues, trier ou redimensionner vos photos, rien ne vaut votre ordi, qui peut fonctionner « offline » pour préparer les contenus et ensuite les mettre en ligne quand vous avez une connexion. Ne sous-estimez pas non plus le caractère particulièrement pénible des claviers avec les touches « pas dans le bon ordre » comme nos voisins possèdent (ah on me souffle dans l’oreillette que c’est plutôt la France qui est une exception avec son AZERTY) m’enfin vous m’avez compris.

Sinon si vous êtes du genre cartes postales et un email à tout le monde une fois par mois avec 10 photos en pièce jointe (ou un blog du même acabit) je vous invite plutôt à partir avec des grosses cartes mémoire pour l’appareil photo et point barre. Moins de poids, moins de tracas (recharge notamment) et plus d’euros pour voyager. Le smartphone prendra le relais pour accéder au net au Starbucks 🙂

Si c’était à refaire : je regarderais donc du côté des ultrabooks, histoire de voir si on peut avoir une machine équivalente à un tarif un peu moins cher, mais le Mac a quand même de très bons points du côté de l’autonomie réelle (7 heures en écriture de récit sans wifi activé et luminosité au minimum), de la qualité de fabrication/solidité ainsi que… du touchpad vraiment agréable sans avoir à aucun moment l’envie d’y associer une souris (et hop quelques centaines de grammes en moins à trimbaler).

 

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Bilan matériel : le smartphone

Pour rappel il s’agit d’un iphone 4.
Sincèrement un téléphone exceptionnel qui a très peu servi à téléphoner mais qui nous a apporté une quantité hallucinante de petits trucs pratiques : la cartographie, les emails, la gestion des contacts Couchsurfing/Warmshower, les guides de voyage, les dictionnaires, les cours d’Espagnol, les convertisseurs de devises, la lecture, le post de notre position sur le site, …
Bref très très pratique, le côté téléphone nous a aussi dépanné plusieurs fois, que ce soit pour envoyer un SMS d’appel à l’aide pour qu’on nous trouve un hébergement en catastrophe ou une info importante mais aussi plus simplement pour gérer des rendez-vous avec les couchsurfeurs.
Le gros point noir vient du côté de la batterie et de sa recharge. La batterie ça c’est commun à tous les smartphones, ça se décharge à vitesse grand V dès qu’on l’utilise un peu copieusement (GPS, lecture au soleil avec la luminosité de l’écran un peu forte…) par contre l’iphone est LE téléphone le plus galère à recharger autrement que via son transfo d’origine ou une prise USB alimentée de manière bien stable.
Bref la recharge en direct sur un panneau solaire qui sort du 5v ou sur un convertisseur « continu » branché sur une dynamo vous oubliez. Ca marche très bien avec pleins de téléphones, mais pas du tout avec l’iphone qui est très capricieux.
Bilan : beaucoup de galères pour la recharge et un léger stress permanent pour concilier différents modes de recharge pour le maintenir à flot pour pouvoir continuer à bouquiner.

Bilan : si c’était à refaire j’étudierais les téléphones du type Samsung Galaxy S (le 3 maintenant) sous Android, qui à priori sont moins pénibles à recharger, peuvent avoir des batteries de rechange si besoin et disposent désormais d’une bonne librairie d’applications même si je pense malheureusement qu’il y en a encore beaucoup qui ne sont dispo que sur iphone.

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