Quel meilleur GPS de vélo choisir en 2022 ? cyclo-touristme / bikepacking

Dernière mise à jour : septembre 2022

Dans l’optique du cyclotourisme et de ses dérivés bikepacking et compagnie, voici un petit aperçu des différents choix possibles et pourquoi.

Sur internet on trouve beaucoup d’articles et de conseils sur le sujet, mais très peu orientés randonnée. Et en cyclotourisme nous n’avons pas les mêmes besoins que pour une sortie de 2 heures en vélo de route autour de chez soi ou une balade en VTT. Bref comme d’habitude sur ce site, je n’ai pas envie de simplement survoler les caractéristiques techniques (tout le monde peut le faire) mais de rentrer en détails sur les points importants.

La lisibilité et l’utilisabilité des cartes

Premier point important, car c’est l’écran qu’on a majoritairement sous les yeux en randonnée cyclable. Les GPS Wahoo ROAM et BOLT ont un écran couleur extrêmement lisible, même en plein soleil car ils sont mats et ont donc très peu de reflets.
L’autre avantage de la gamme Wahoo c’est l’extrême lisibilité des cartes : de gros traits bien larges pour les routes, des flèches et chevrons bien clairs pour les directions si on a chargé un tracé, c’est la certitude de ne pas se planter. A contrario sur les cartes de cette marque, ne vous attendez pas à beaucoup de détails, on a les routes, enfin leur aspect général, mais pas de pictos pour signaler des points importants, les sens uniques, les courbes de niveau, les cimetières pour ravitailler en eau… tout ce qu’il y a ce sont des traits plus ou moins larges ou colorés pour les routes et c’est tout.

A l’opposé chez Garmin, notamment sur les 530, 830,1030 plus, 1040 ou encore le Edge Explore on a des écrans plus brillants, mais nettement plus colorés, on se rapproche beaucoup de l’écran d’un smartphone. La cartographie (intégrée ou tierce [on en reparlera plus tard]) est également beaucoup plus précise en terme de contenus, des fonds de couleurs différentes pour mettre en avant la forêt par rapport à la ville, des pointillés pour les petits sentiers, le nom des rues en fonction des niveaux de zoom…

Alors au moment du choix, je dirais que l’élément qui à mon sens rentre le plus en compte c’est l’usage qu’on prévoit de faire du GPS : si on a téléchargé une trace quasi exacte du trajet que l’on désire faire, par exemple un itinéraire cyclable européens type EuroVelo 6, Vélodyssée,… ou qu’on veut suivre une route un peu connue comme le Canal de Nantes à Brest, ou emprunter précisément le trajet d’une course d’ultra distance, alors ce que propose Wahoo est à mon sens supérieur : on n’a que les infos dont on a besoin, clairement mises en avant, très lisibles, et le reste on s’en fiche, on veut que le GPS nous affiche si on est sur la bonne route et quelle direction prendre au prochain tournant. Et pour ça la cartographie édulcorée, gratuite et mondiale Wahoo est parfaite.
A l’opposé, si vous partez beaucoup plus en mode « on va voir au fil du trajet », et adapter votre parcours en fonction de l’humeur, de ce qu’il y a autour (traverser ou non une ville, …) là ce que propose Garmin – sur ses appareils tactiles – est nettement meilleur, beaucoup plus de détails et de confort pour aider à choisir un trajet, et surtout une fonction toute bête : la possibilité de regarder la carte autour de vous. Wahoo (à l’heure actuelle en tout cas sauf sur le Bolt v2) ne permet pas ça, c’est à mon sens vital pour justement se faire une idée des différentes options possibles et choisir une route plutôt qu’une autre. Chez Wahoo on peut simplement dézoomer, mais le centre (enfin le petit triangle noir en bas au centre, voir photo plus haut) de la carte reste impérativement bloqué sur notre position actuelle. C’est assez rédhibitoire pour ce type d’usage. En usage cyclo, le grand classique c’est justement le choix entre 2 routes : la route bien fréquentée par les voitures (nationale, grosse départementale…) optimisée en distance ou alors des détours par des petites routes… ok, mais on veut avoir à l’avance un ordre d’idée de la différence de kilomètres, de la tête du détour pour savoir s’il est pertinent ou non.
Ce qui m’amène au point suivant :

Dépendance à un smartphone

Les GPS de vélo actuels sont assez liés au smartphone auquel ils sont reliés. Cette dépendance va du basique « envoi de route à suivre » du smartphone vers le GPS au paramétrage total (chez Wahoo typiquement). Globalement un Wahoo ne fonctionne pas de manière optimum s’il n’est pas relié à un smartphone. Tous les paramétrages du GPS se font depuis l’application sur le smartphone. L’avantage c’est que c’est nettement plus confortable que les menus d’un Garmin, l’inconvénient c’est que sans smartphone on ne fait pas grand chose. Simplement changer la position d’un champ d’information (vitesse, distance…) se fait via le smartphone.
Du coup se pose la question de ce qu’on préfère, du type de smartphone dont on dispose et de la répartition des tâches entre GPS et smartphone. En effet certaines personnes préfèrent garder le GPS de vélo aussi basique que possible (dis-moi quelle route je dois prendre à la prochaine intersection, à la manière d’un GPS de voiture), et si je veux tergiverser sur l’itinéraire, je sors le smartphone, avec Google maps, éventuellement des cartes IGN ou équivalentes super précises, qui serviront à concocter un nouvel itinéraire, qu’on enverra alors dans le GPS de vélo pour poursuivre sa route. C’est la tactique « Wahoo » par excellence.
A l’opposé, d’autres préfèrent ne compter que sur le GPS de vélo, aussi bien pour le suivi que pour la recherche de l’itinéraire. Et là il n’y a pas de miracle : plus l’écran est précis, grand et facile à naviguer plus c’est pratique.
Dans cette seconde catégorie Garmin a de bons arguments, mais pas sur tous les modèles. Typiquement le Edge 530, qui n’a pas d’écran tactile, ni de bouton « multidirections » (comme on trouvait sur les anciens GPS de rando type Etrex) est assez pénible à utiliser pour naviguer sur la carte. Les boutons sur les côtés servent pour monter/descendre/gauche/droite/zoom+/zoom- et c’est franchement galère à l’usage. En roulant, pour une petite retouche, c’est parfois plus pratique que le tactile (sensibilité, gants,…) mais dès qu’on veut faire de la recherche, c’est vraiment pénible.
Il faut donc taper sur le Edge 830 pour avoir du tactile et cette plus grande liberté de choix d’itinéraire. Ça tombe bien car justement au passage on gagne des fonctionnalités de calcul d’itinéraires directement sur le GPS, ce que ne propose pas le 530 beaucoup plus dépendant du smartphone auquel il est relié !
Le Edge 1030 plus (et le 1030 avant lui) apportent un écran plus grand, donc plus confortable pour voir plus de carte autour de sa position actuelle. Oui le tarif est très élevé, mais le gain est appréciable. Et au passage sans perte d’autonomie (au contraire), donc en rando sur plusieurs jours c’est un plus appréciable.

Le Edge 1040 arrive enfin en cette mi-2022. Plus rapide (pour calculer les itinéraires à la volée c’est pas un mal vu la lenteur des modèles précédents), plus solide, connectique USB-C, version avec panneau solaire intégré pour limiter la décharge… enfin un appareil pertinent en 2022. Le tarif est très haut de gamme et les améliorations en terme de cartographie, de qualité d’écran, d’autonomie restent marginales par rapport au 1030 plus, mais si vous avez un peu de sous de côté, c’est probablement l’appareil le plus agréable à utiliser.

La question de la version solaire ou non se pose… la réponse est… compliquée. Garmin promet un gain d’autonomie pas ridicule, et il est probablement assez sous-évalué par rapport à l’usage en randonnée au long cours, où le GPS sera à l’extérieur toute la journée. Bref, sur le papier c’est très tentant. En pratique c’est aussi moins de temps passé à devoir brancher le GPS sur un panneau solaire externe, un chargeur secteur dans les sanitaires d’un camping, … ce qui honnêtement est un confort non négligeable. Après il faut avoir à l’esprit que le panneau intégré est là pour « réduire la vitesse de décharge de la batterie », pas vraiment pour recharger pleinement le GPS. Son rendement est très faible car la surface du panneau est très petite. Bref pour le prix il est nettement plus rentable d’avoir un « vrai » bon panneau solaire et de charger le GPS plein pot 1h par jour sur ce panneau, pour un tarif nettement moins cher et une polyvalence bien meilleure (le panneau servira à charger le smartphone, la lampe frontale, …). Mais bon, c’est quand même sympa d’éloigner les recharges et de ne pas trop avoir à se préoccuper de brancher le GPS une bonne partie du temps. Là encore, si vos moyens vous le permettent, prenez la version solaire. Au passage on gagne un peu en espace de stockage, ce qui peut être pratique si vous prévoyez un tour du monde par exemple. La version 32 Go sera tout à fait utilisable, il faudra juste probablement supprimer des cartes au fil de votre périple pour les remplacer par celles des pays à venir. Rien d’insurmontable, mais ça nécessite un peu plus d’organisation en amont (avoir par exemple les cartes prêtes à l’emploi sur une clé usb ou planifier durant le voyage un lieu avec une bonne connexion internet pour faire la manip).

Le Edge Explore (1ère version) est un appareil tentant : tactile, grand écran, pas cher… les fonctions qu’il a en moins par rapport aux 1030 plus et 830 ne sont pas critiques pour la randonnée à vélo (connectivité avec les appareils de mesure de puissance par exemple, pas de support déporté), mais c’est un appareil qui commence à dater (2018), et son processeur est un peu lambin, donc les zooms/dézoom sur la carte ou le calcul d’itinéraire sont moins bons, l’autonomie n’est pas folle non plus (12h vs 20 sur un 530). Bref à privilégier si ça n’est pas pour ça que vous choisissez votre GPS. En contrepartie le prix est vraiment très bon (notamment en comparaison des 1030/1030 plus/1040). Pour la rando ça peut s’avérer totalement suffisant !

Garmin vient d’annoncer la version 2 du Edge Explore et il semble qu’on s’approche désormais du GPS parfait pour la rando. Le prix a pris 50 euros par rapport au précédent, mais on reste en dessous des d’un 830 par exemple, tout en profitant des nouveautés appréciables de 2022 : meilleure puce GPS, meilleure autonomie, charge en usb-c, … On n’a pas certaines fonctions avancées d’entrainement des 530/830, mais pour la rando on s’en fiche totalement. Les autres « omissions » sont également peu pénalisantes : pas de wifi (mais du bluetooth pour communiquer avec le smartphone), pas de lien possible avec le pack de batterie de la marque, … bref pour 300 euros on a un écran un peu plus grand (malheureusement au prix d’un GPS nettement plus gros aussi) et un GPS plus moderne par rapport à un 830 vieillissant et malgré tout toujours plus cher (autour de 320-350 euros désormais). Il n’y a plus qu’à attendre sa disponibilité.

Je souhaite malgré tout tempérer les histoires de taille d’écran car en pratique j’ai pu constater qu’on était généralement dans 3 situations :
– soit on suit une trace qu’on sait être bonne (parce qu’on l’a étudiée avant sur ordinateur ou smartphone), auquel cas la taille de l’écran est finalement quasiment sans grande importance, tout ce dont on a besoin c’est de bien voir la flèche qui dit si on prend à droite ou si on continue tout droit à la prochaine intersection et de voir l’aspect de ladite intersection (combien de routes il y a, est-ce un rond-point ou une patte d’oie…).
– soit on a un doute sur la trace et on veut voir un peu autour pour voir si c’est pertinent, et là l’écran un peu grand avec pas mal de détails et de possibilités d’affichage « autour » de la position (et pas juste à notre position) aide un peu.
– soit on n’a plus de trace ou on n’a carrément plus du tout confiance en la trace, et là, à l’heure actuelle, aucun GPS ne rivalisera avec la qualité d’affichage d’un smartphone (vitesse, qualité du tactile, précision des cartes). Bref dans ce cas là on s’arrête sur le bord de la route et on vérifie sur le smartphone… ce qui rend la taille de l’écran du GPS sans importance.

Voilà, en pratique pour tout autre chose que suivre une trace, genre chercher un cimetière pour trouver de l’eau, ou un supermarché, vérifier les routes cyclables officielles, … le smartphone est tellement meilleur qu’il rend finalement – à mon sens – le besoin du GPS dédié d’être grand et détaillé beaucoup moins important qu’on pourrait le croire.

L’autonomie

Parlons donc d’autonomie. C’est la grosse bête noire de beaucoup de GPS, ils consomment, beaucoup, et à vélo la recharge est toujours un peu pénible. Il faut donc essayer de choisir un modèle qui consomme le moins possible, et ce sont généralement les GPS les plus récents qui sont les meilleurs de ce côté là. Ensuite la taille de la batterie est importante, mais finalement on peut contourner le problème en compensant par une batterie de type powerbank. Bref, si seule le gain d’autonomie compte pour vous entre un 1030 plus (donné pour 24h en usage GPS) par rapport à un 830 (donné pour 20h), investissez dans une petite powerbank à 20 euros plutôt que de payer le surcoût colossal entre les 2 modèles.
Même chose, Garmin propose un pack de batterie spécifique, qui permet de doubler l’autonomie de leurs GPS, sans ajout de câble supplémentaire (la connexion se fait via des petits picots intégrés dans la base du GPS. C’est beau, c’est pratique, mais quel tarif ! Et malgré tout ça fait une batterie de plus à recharger…
Entre Garmin et Wahoo c’est assez similaire, les Garmin récents sont légèrement plus endurants (puce GPS plus économe), mais c’est assez marginal.

La cartographie

Selon le type de randonnée à vélo qu’on envisage on n’a pas forcément les mêmes besoin en terme de cartographie. Comme je l’évoquais plus haut, pour suivre le tracé exact d’une course au trajet clairement défini, n’importe quelle cartographie fera l’affaire, et probablement même que plus elle sera basique moins elle sera sujette à erreur d’interprétation. A l’opposé lorsqu’on est plus en errance et qu’on veut simplement prendre des routes tranquilles au fil du parcours vers un point final, c’est appréciable d’avoir pas mal de détails : c’est un sentier bitumé ou non ? et les courbes de niveau ?

Là Wahoo est largué, et chez Garmin… ben ça dépend. Les GPS de cette marque sont livrés avec une cartographie de base assez moyenne, qu’on gagne à remplacer par une meilleure… ce que la marque propose, mais à un tarif bien élevé. A contrario, pour pas un centime on peut télécharger des cartes basées sur OpenStreetMaps (le Wikipedia de la carte) avec différentes présentations possibles. Imaginez un même base d’informations (routes, forêts, rivières) mais que différentes personnes choisissent de dessiner avec des crayons et des couleurs différents.
Un exemple de cartographie OpenStreetMaps adaptée aux GPS Garmin se trouve ici. On choisit un type de rendu (Garmin cycle, Garmin BBBike…), la zone qu’on veut récupérer, on lance la création de la carte et quelques minutes après on télécharge le fichier généré. Il n’y a plus qu’à dézipper et transférer le fichier sur son GPS et c’est bon.
Sur le même principe « Frikart » propose des esthétiques différentes, la version « Roadmap » convient assez bien à la rando sur route, et si vous êtes plus du genre VTT, à vouloir les courbes de niveau… il y a d’autres présentations possibles : Topo Summer est une bonne base à essayer.

Les autres marques sont assez larguées en terme de carto : rendu pas top, gestion des itinéraires très moyenne (par exemple sur un Bryton S800, si vous sortez de la trace initiale, il faut que le smartphone soit relié au Bryton pour effectuer un recalcul de l’itinéraire !).

La fiabilité et les petites choses pénibles

En randonnée à vélo on veut que tout fonctionne, soit simple et efficace, sans devoir passer des heures à régler des petits soucis. Un classique chez Garmin (sauf sur le 1040) par exemple c’est l’impossibilité de transférer un nouveau parcours PENDANT qu’on enregistre une activité. Imaginez la situation : vous avez prévu une trace, vous la suivez, mais un évènement imprévu (rencontre, météo, envie de route alternative suite à une discussion,…) vous fait réorienter le parcours en cours de journée. Par exemple vous discutez avec un local qui vous dit : la route là elle est monotone et un peu dangereuse, par contre derrière à 2km il y a une super piste cyclable. Vous voulez éditer le parcours sur votre smartphone et le renvoyer sur le GPS pour prendre en compte cette demande sans pour autant stopper l’enregistrement en cours (vous voulez au final 1 activité par jour par exemple), chez Garmin ça ne fonctionne pas, chez Wahoo c’est possible.

Wahoo est également réputé pour avoir des fonctions plus basiques mais qui marchent à tous les coups, sans mauvaise surprise. Chez Garmin l’éparpillement dans toutes les direction à tendance à permettre l’accès à des tas de très bonnes idées, mais d’une fiabilité parfois relative. J’ai par exemple pour ma part eu à plusieurs reprise des impossibilités de calcul du routage de certains parcours, pourtant transférés sur le GPS sans souci. J’ai ensuite repris le même GPX, l’ai importé dans l’application Garmin sur smartphone pour recréer un nouveau parcours, l’ai retransféré sur le GPS… et oh miracle ça fonctionne. Je pourrai vous parler des heures des petits bugs ou imperfections, du type « profil altimétrique de la route à venir » qui est en fait basé sur un fichier d’altitude à la résolution trop sommaire, et donc fait très peur quand on passe sur des routes qui longent le pied de falaises (le GPS pense que vous allez monter en haut de la falaise), si la route est taillée dans la roche c’est pareil. Le guidage est aussi parfois très imparfait, à vous alerter pour une simple route qui tourne, mais qui passe complètement à côté d’un changement de direction pourtant très franc. Même chose si vous vous trompez, vous en rendez-compte, reprenez le bon chemin, mais le GPS continue à considérer que vous êtes dans l’erreur (même s’il vous affiche bien sur la bonne route). Ainsi de suite.

Et les GPS non dédiés vélo ?

On peut chercher à sortir des sentiers battus et regarder ce que font les fabricants, notamment Garmin en terme de GPS de randonnée plutôt que de chercher quelque chose de spécifique au vélo.

Il y a notamment la gamme Etrex, avec le Etrex 32x qui est assez bien placé : pas trop cher, autonomie excellente (25h avec 2 piles AA alcaline, voire même une trentaine avec des 2 piles AA « au lithium »), il suffit de prendre 2 piles supplémentaires d’avance et on peut être tranquille un moment. Et trouver des piles AA n’importe où dans le monde n’est pas très compliqué. On peut aussi préférer des « piles rechargeables » et les charger un peu comme on veut (solaire, dynamo, chargeur dédié…). Un jeu de batteries charge pendant qu’on utilise l’autre, ce qui est plus compliqué avec les GPS à batterie intégrée.

Selon le trajet et le type d’arrêts ça peut être plus pratique que d’être en flux tendu sur la batterie interne du GPS. C’est ce type de GPS que nous avions pour notre tour d’Europe, et comme nous ne le laissions pas allumé en permanence les 2 « piles rechargeables » ni-mh duraient une éternité.

L’avantage aussi c’est le joystick pour la navigation sur la carte, c’est un excellent compromis entre le tactile (parfois pénible à utiliser, notamment avec des gants, surtout sur un petit écran et en roulant) et le « tout boutons » qui nécessite des combinaisons hasardeuses pour se déplacer sur la carte (genre les boutons hauts et bas sur le côté de l’appareil qui servent à faire gauche/droite).

Ce sont aussi des appareils beaucoup plus robustes que les fragiles GPS de vélo du genre Garmin 830/1030.

Du côté des inconvénients, il y a :

  • le volume (plus gros),
  • la taille de l’écran (un peu petite)
  • la rapidité (souvent ils sont un peu lents), ce sont un peu les maillons « délaissés » des constructeurs, donc on se traine des vieilles versions peu mises à jour avec les derniers composants high-tech.
  • la connectivité réduite (pas de connexion Bluetooth ou wifi pour transférer les parcours entre smartphone et GPS), il faut soit transférer depuis un ordinateur en USB, soit créer un parcours directement sur le GPS
  • parfois le système de montage sur le vélo (nécessite un support non vendu avec le GPS).

Bref, selon le type de randonnée envisagée, ça peut être un choix fantastique… ou très peu adapté. A vous de voir !

Et les montres ?

Une autre approche est de se passer de GPS dédié au vélo et d’utiliser les fonctionnalités de cartographie de montres modernes GPS du type Garmin Fenix 7 / Epix 2 (ou la Fenix 6 Pro avant). La cartographie de base est la même que sur les GPS de vélo, seul l’écran est plus petit. Au poignet avec des manches longues ça n’est pas super pratique, à manches courtes l’été, pourquoi pas.
Mais encore mieux, on peut s’offrir un petit support de montre tout bête, ça change la donne. L’écran reste toujours très petit, il vaut mieux choisir des cartes très lisibles, par exemple le mode « Roadmap » de Frikart. Je suis également en train de développer mon propre rendu pour l’adapter à l’écran AMOLED haute résolution de l’Epix. On se retrouve dans une configuration assez proche de ce qu’on peut avoir sur un Garmin Edge 530/830 : petit écran, pas facile de naviguer autour de sa position (mais ça s’est nettement amélioré depuis que la gamme Fenix 7/Epix2 intègre un écran tactile), forte dépendance au smartphone (pour planifier un itinéraire et l’envoyer à la montre), mais finalement ça n’est pas une si mauvaise idée. Il faut juste être conscient des limites : on n’affichera pas la carte + un bandeau avec 4 métriques (vitesse, distance…) en dessous ! Si on affiche la carte, ça sera juste la carte, et pour afficher sa vitesse il vaudra mieux (via un bouton) basculer sur un autre écran… ou utiliser un bon vieux compteur traditionnel.
Avantage par contre : ça fait un élément de moins, et comme l’écran est petit, l’autonomie en mode GPS est plutôt bonne, voire meilleure que sur le GPS de vélo ! Et la recharge de la toute petite batterie est bien plus rapide/efficace que sur un GPS dédié. Si vous dépendez du solaire/dynamo c’est non négligeable. Bref, là encore, selon votre manière d’envisager le parcours, selon les autres randonnées possibles que vous faites (à pied), finalement le GPS de vélo n’est pas forcément un passage obligé, et vous auriez bien mieux investi 5 ou 800€ dans une montre qui sert à tout et tous les jours et en rando à pied plutôt que dans un GPS de vélo qui par exemple ne sert que 2 semaines par an. En terme de marques modèles, je dirai Garmin est supérieur à tout le reste en raison de la qualité de la cartographie et la possibilité d’en ajouter d’autres (OpenStreetMaps) et de la customiser (on peut se faire son propre rendu avec des routes plus larges si on veut. Il faut bidouiller, mais c’est possible !). Il y a différents modèles (Fenix 5X, Fenix 6 Pro, Fenix 6X Pro, Forerunner 945, Fenix 7, Epix 2… ) qui intègrent la cartographie, ça laisse un peu de choix en fonction des moyens.

Depuis la Fenix 7, les modèles solaires peuvent désormais être très intéressants. Une Fenix 7X fixée au guidon aura probablement une autonomie illimitée (ou presque). 122h (15 jours à raison de 8h par jour par exemple) d’enregistrement en mode GPS (avec 3 heures au soleil par jour) ça commence à laisser beaucoup de marge et à espacer très nettement les besoins de recharger la montre. Pour peu qu’elle passe régulièrement 8 heures au soleil par jour au lieu de 3…

L’Epix a un écran AMOLED, d’une qualité exceptionnelle… tout en ayant une autonomie elle aussi exceptionnelle… pour une montre de ce type ! Même si – bien sûr – cette autonomie est très en dessous de celle des montres à écran transflectif de la gamme Fenix. En étant un peu restrictif sur les options (GPS seul, pas de capteur cardio, écran qui ne s’allume pas en permanence…) il y a moyen de l’utiliser plusieurs jours d’affilée en mode randonnée quotidienne sans avoir besoin de la recharger… et dans tous les cas l’autonomie est largement meilleure qu’un Garmin 830 dédié vélo par exemple. Par contre à l’usage, l’Epix souffre d’un « bug » (choix assumé par Garmin) : en utilisant la montre accrochée sur le cintre du vélo (et non pas au poignet), même si on force l’allumage de l’écran en permanence, la luminosité s’affaiblit au bout de quelques secondes et devient plus ou moins lisible selon la luminosité ambiante. Il faut rappuyer sur un bouton pour vraiment la réveiller. Par contre elle se rallume aussi toute seule aux intersections si on a défini un parcours sur la montre, mais ça n’est malheureusement pas très fiable selon le type de routage utilisé (calculé par la montre ou juste une trace importée). Bref, pour un usage très orienté vélo, mes recommandations vont vers la Fenix, beaucoup plus agréable à avoir toujours « allumée » au guidon. On aura moins de couleurs et de détails fins, mais au moins à une intersection un peu vicieuse ou au milieu du trafic d’une ville on saura quelle route prendre à tous les coups, ce qui est nettement plus reposant.

Globalement plus la montre est grosse et récente meilleure est l’autonomie et la lisibilité des cartes sur l’écran. Mes recommandations sont donc clairement : Fenix 7, Fenix 7X ou Epix 2.

Et les smartphones ?

Ah… et si on pouvait totalement se passer de GPS de vélo et utiliser son smartphone à la place. Le gain financier potentiel et la simplification vaut qu’on creuse un peu le sujet… j’ai pas mal cherché et… il y a de tout.
Tout d’abord, en terme de cartographie, c’est juste royal. On dispose de pas mal d’applications (OSMAnd, Oruxmaps ou Locus sur Android par exemple) qui permettent vraiment d’avoir le top de la cartographie, avec les courbes de niveau, l’ombrage du relief, le tout en mode offline (non dépendant du réseau 4G) et avec une multitude de fonctions de routage (BRouter), bref c’est le paradis. Les cartes sont lisibles, on voit en quelques secondes les routes potentiellement empruntables, on peut même (si on a du réseau) s’offrir un petit affichage de vue satellite pour confirmer une interrogation du type « ça va passer là ou pas ? ». A partir de ce moment, tout GPS de vélo semble fade et cruellement sous-dimensionné en terme de capacités d’affichage, de navigation, de calcul, … mais malheureusement la suite n’est pas aussi rose…

Trouver une bonne fixation de smartphone sur le guidon ça n’est pas simple. Souvent le cockpit est déjà pas mal encombré (compteur à l’ancienne, éclairage, sacoche de guidon, prolongateurs, …) et les smartphones actuels ont tendance à être encombrants. J’aime bien les fixations sur le haut du tube de la fourche, mais on risque d’envoyer valser le smartphone si on se met en danseuse et qu’un genou touche. C’est aussi le paradis de la vibration, transmise en permanence au smartphone. Je ne l’ai pas vérifié moi-même, mais il parait qu’on écourte de beaucoup la durée de vie d’un smartphone, notamment le système de stabilisation optique de l’appareil photo intégré. Bref si vous êtes du genre smartphone dernier cri à très cher, c’est assez déconseillé. D’une manière générale Quadlock fait d’excellents systèmes. C’est cher, mais fiable ! Quand on fixe un smartphone à plusieurs centaines d’euros dessus, dont on a vraiment besoin tous les jours, il vaut mieux assurer ses arrières !
Il y a aussi une multitude d’autres problèmes associés : écran en plein soleil pas prévu pour, consommation importante de batterie… de grosse batterie, qu’il faut donc ensuite recharger (et avec un petit panneau solaire ou une dynamo ça va demander plus de temps, …). La résistance à la pluie peut aussi être un autre problème selon les modèles.
Bref pour moi c’est une solution envisageable que si l’on a un « vieux » smartphone de la génération précédente qui traîne dans un tiroir et qu’on peut se permettre de « rincer » en un mois de rando estivale sans que ça nous pose plus de problème que ça. On essaye, au mieux c’est pas mal, au pire on a définitivement enterré le smartphone et tant pis.

Un peu de paramétrage

Quel que soit le GPS choisi, il est important d’aller passer un peu de temps pour optimiser certains réglages afin d’obtenir le meilleur affichage possible et surtout la meilleure autonomie.

Le premier réglage à regarder est le rétro éclairage de l’écran et sa durée d’allumage. Dans certaines circonstances un simple allumage à l’approche d’une intersection est suffisant, que ça soit automatique (si disponible) ou manuel (appuyer sur l’écran ou un bouton pour allumer le rétro éclairage). Il y a aussi souvent un mode automatique pour l’intensité du rétro éclairage, avec le risque qu’il soit très fort en extérieur/soleil… peut-être qu’une valeur fixe, un peu faible mais encore largement lisible est suffisant.

Beaucoup de GPS permettent par exemple de ne mettre à jour le point GPS que toutes les quelques secondes plutôt qu’en permanence. C’est généralement un gros gain d’autonomie derrière.
Vous n’avez pas non plus d’obligation d’enregistrer tous ces points.

Et n’oubliez pas, si vous êtes limités en terme de recharge de batterie, rien ne vous oblige à devoir laisser le GPS allumé en permanence. Typiquement pendant notre tour d’Europe, même si le GPS était en permanence au guidon, nous ne l’allumions qu’à l’approche de sections que nous pressentions comme plantogènes, typiquement un carrefour compliqué, la traversée d’une ville, … A partir du moment où vous n’envisagez pas d’enregistrer la trace exacte et totale de votre expédition, éteignez le GPS dès que vous êtes sur une portion de route ou chemin sans surprise. Si c’est 15 km de ligne droite entre chaque commune dans les Landes ou la Gironde qui vous attend, peut-être que les panneaux seront suffisants et que vous pouvez laissez le GPS se reposer…

Questions fréquentes (FAQ)

Pourquoi juste Wahoo et Garmin ?

Il y a d’autres constructeurs, comme Sigma, Lezyne, Karoo, Bryton (s500 inclus), Stages (Dash M200/L200) ou d’autres fabricants Chinois sur Aliexpress qui font des produits beaucoup moins chers…
Alors oui, mais pour faire simple : leurs produits sont nettement moins aboutis et avancés à quasiment tous les niveaux en ce qui concerne la cartographie, le routage, et l’interaction smartphone/GPS. Si pour des sorties courtes on peut passer 2 heures à peaufiner son itinéraire, transférer un fichier GPX (éventuellement en USB si le GPS n’a pas de liaison wifi ou Bluetooth) sur le GPS et ensuite suivre la trace sur un fond vide (un peu en mode boussole), quand on part à l’aventure en randonnée qui dépasse 24h, il faut des solutions qui fonctionnent bien, simples à utiliser, sans surprise, sans loupé. Pour ça, actuellement à mon sens Wahoo et Garmin sont clairement devant. Un Garmin 530 (même un 520) sera 9 fois sur 10 préférable à tout autre marque/modèle de tarif proche ou équivalent. Trouver un support pour un Bryton 750 ou s500 à l’autre bout de l’Europe ou même au fin fond de la Creuse peut être légèrement compliqué si on casse le sien. A l’opposé on trouvera du Garmin ou Wahoo dans n’importe quelle boutique de vélo. Pour rester sur Bryton, leur matériel est franchement pas mal… mais il reste encore beaucoup de petits détails à peaufiner avant d’avoir un vrai concurrent aux 2 mastodontes : réactivité, qualité d’affichage des cartes, autonomie, …

Une petite précision pour le Hammerhead Karoo 2, sorti il y a quelques temps. J’ai hésité à l’intégrer car il a des avantages en terme de qualité de la navigation sur la carte, son grand écran, … mais en fait son architecture basée sur Android ne me rassure pas pour l’usage en randonnée. On ne cherche pas un second smartphone, avec ses problèmes et sa complexité associés, on veut juste un objet qu’on allume et qui fonctionne à tous les coups. Avec le recul, il est lourd, a une cartographie moyenne et non remplaçable et surtout l’autonomie s’avère mauvaise, donc pour la rando pour moi c’est un grand non. Dommage, c’était un concurrent intéressant… à tarif équivalent je préfère un Garmin 830. Ce Karoo 2 est un peu à mi-chemin entre Wahoo et Garmin, mais comme pour ce que fait Bryton, il est peut-être encore un peu trop jeune pour faire face aux ténors, mais toujours à surveiller d’un coin de l’œil.

Enfin nous avons le GPS TwoNav Cross, une société Espagnole, avec fabrication en Espagne (et non en Chine), c’est important à citer. L’objet est franchement pas mal : compact, écran tactile avec une excellente résolution + des boutons pour compléter la navigation, autonomie de 20h, (via une grosse batterie), recharge en USB-C (Garmin et Wahoo sont franchement à la traîne là-dessus !!!), cartographie OSM + éventuellement des cartes IGN au 1/1 000 000è (inclus mais un peu trop léger pour le vélo) voir 1/25 000è si on accepte de les payer en plus (compter 130€ pour la France entière), et justement un tarif (avec cartes de base) assez compétitif. Alors pourquoi pas lui ? Ben… un peu comme pour le Karoo 2, c’est le premier GPS de la marque qui commence à être convaincant pour la rando à vélo. Les modèles précédents étaient un peu largués (encombrement, boutons, interface …) l’entreprise manque encore un peu d’aplomb et d’envergure, le nombre d’utilisateurs n’est pas très important, ça n’est pas très rassurant. On a du mal à avoir des retours sur l’usage longue durée : qualité de la construction, de la batterie, de l’étanchéité, qualité du routage sur la carto, délai de résolution des bugs éventuels… Bref, sur le papier c’est un très bon produit, mais à l’usage c’est difficile de le recommander.

Concernant les montres, hormis Garmin, les autres marques sont – pour l’instant en tout cas – loin derrière en terme de cartographie. Coros se rapproche petit à petit , notamment avec la Vertix 2, mais c’est à peu près tout. Et à 700 euros le morceau chez Coros, une Fenix 7 de base sera nettement meilleure pour un tarif équivalent.

Pourquoi pas les versions précédentes moins chères ?

Comme vous l’avez constaté, je ne parle que peu des versions précédentes des grandes marques. Typiquement les Garmin 500, 520, 800, 820, 1000… pour 2 raisons. Tout d’abord ce sont des produits où chaque génération apporte de vraies améliorations par rapport aux précédentes (rapidité de calcul d’itinéraires, qualité de réception du GPS, autonomie, ergonomie…) et comme ce sont justement des fonctions qui nous importent, autant en profiter.
Deuxièmement, malheureusement tous ces GPS ont des batteries inamovibles, c’est une honte, mais c’est le prix à payer pour la compacité et le faible poids de ces modèles. En achetant les modèles plus fabriqués depuis quelques années, que ça soit neuf (vieux stocks) ou d’occasion, on se retrouve dès le début avec un produit dont l’autonomie n’est pas top et va rapidement baisser. Une batterie qui tient 5 ans c’est déjà pas mal, qu’elle ait servi ou non. Donc en achetant par exemple un produit de 2018 ou 2019 on a déjà bien tapé dans la durée de vie de la batterie. Bref, à n’envisager que si on a un excellent deal, et qu’on a tendance à « surfer » sur la vague en rachetant tous les 2/3 ans un modèle n-1 à tarif cassé. Mais ne pas s’attendre à pouvoir garder 5 ou 6 ans ce même modèle. La batterie sera introuvable en remplacement, ou elle même aura déjà vécu de nombreuses années sur une étagère de stockage, ou sera facturée bien trop chère par le fabricant d’origine si on passe en direct par leur SAV.

Et au final entre Wahoo et Garmin je prends quoi ?

Si malgré les explications au dessus vous hésitez toujours, j’aimerai faire une analogie avec Apple et Android. Si vous êtes plutôt du genre à vouloir que ça soit simple, que ça fonctionne sans devoir devenir ingénieur en informatique/électronique, que vous préférez Apple à Android, alors Wahoo c’est pour vous. Les cartes se mettent toutes seules, tout est relativement automatique, au risque d’avoir moins de paramétrage et des choses moins pointues, mais qui répondent à 80% des besoins sans qu’on touche à quoi que ça soit.

Si à l’opposé vous êtes plutôt bidouilleur dans l’âme, à la recherche de l’optimisation aux petits oignons, quitte à y passer quelques heures en amont, à faire des tests pour comprendre l’impact de telle ou telle option, bref que vous êtes plutôt Android dans l’âme, alors c’est un Garmin qu’il vous faut !

Et toi tu as pris quoi / choisirais quoi ?

Ah… en voilà une bonne question. En tant qu’utilisateur pointu, les GPS Garmin conviennent mieux à mes besoins et ma manière de voir les choses. J’ai utilisé sur le Garmin 830 (tactile) sur environ 1 000 km mais sans en être totalement convaincu. C’est à mon sens le plus équilibré des GPS (taille d’écran, taille et poids du boitier, autonomie, tarif pas trop stratosphérique…) mais en 2022 je trouve que c’est un produit digne des GPS voiture d’il y a 10 ans, bourré de petits détails mal pensés, de bugs, pour lesquels certains paramètres manquent (genre de la finesse dans les alertes d’intersections, la taille ou la couleur des traits des cartes, …). Bref, je m’en suis séparé pour attendre son remplaçant, et en attendant, sans grand besoin immédiat pour la rando vélo j’utilise une montre Garmin Epix 2 pour enregistrer la trace et afficher une carto basique + le smartphone dans la poche lorsque j’ai besoin de lisibilité pour chercher quelque chose + compteur de vélo à l’ancienne (Cateye) pour l’affichage des données de base (heure, vitesse, kilométrage…).

Si je devais en choisir un aujourd’hui là maintenant (qui soit disponible), le seul qui me plairait serait le 1040. Dès que le Edge Explore 2 sera disponible ça sera probablement un meilleur rapport qualité/prix par rapport à mon usage et mes besoins car le 1040 est bien cher pour un usage « juste rando ».

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